Vendredi dernier, la cueillette a commencé pour la bodega Jean Rivier. Depuis, c’est la valse des camions devant la cave, qui viennent décharger les précieuses grappes. L’occasion pour moi de suivre tout le processus de vinification. En effet, si on a fait plusieurs fois déjà la visite de la cave avec Charles-Edmond, c’est beaucoup plus concret de suivre les activités en direct.
Aujourd’hui je suis donc allée voir l’arrivée d’un camion chargé de raisins Malbec de San Carlos, la propriété située à 120 km de San Rafael.
Dès la sortie du camion, les raisins sont contrôlés pour étudier leur état de maturation, la quantité de déchets dans le stock (feuilles, etc…), déceler d’éventuelles maladies…Commence ensuite le traitement de ces 9’500 kg de raisin.
A la descente du camion le raisin passe dans une vis sans fin qui alimente un tapis roulant.
Le tapis roulant dirige les grappes vers un appareil à double fonction : séparer les grains de la rafle (la tige qui relie les grains) et fouler le raisin, c’est à dire faire éclater les baies afin de permettre la libération du jus et de la pulpe.
C’est à ce moment là que le processus change selon que l’on traite des vins rouges ou blancs. Mais nous sommes sur un Malbec rouge, continuons donc à suivre nos petits grains. Après avoir subi le fouloir, l’ensemble jus+peau+pépins est dirigé dans une cuve en béton dans laquelle va se faire la macération. C’est pendant cette période que le jus va acquérir sa couleur. Car comme vous le voyez (un peu) sur la photo, le jus des raisins noirs est pour l’instant…blanc ! C’est d’ailleurs à partir de raisins noirs que l’on fait du vin rosé, tout simplement au moyen d’une macération plus courte.
Malgré le fait que je vous aie fait ici le résumé du parcours d’un vin rouge (enfin, le début, vous allez avoir la suite au fur et à mesure), je vais vous parler d’un blanc qui est déjà en travail, un Sauvignon. Ce qui change fondamentalement, c’est qu’il n’y a pas de macération dans les blancs. Les raisins, après l’égrappoir-fouloir, sont dirigés dans un pressoir. A leur sortie, on les laisse reposer et se clarifier pour ne récupérer qu’un jus cristallin qui partira directement en fermentation, le moût.
Nous avons pu déguster à même la cuve ce jus, redevenu trouble à cause de la fermentation et des levures, et surtout légèrement bouillonnant, à cause de l’évacuation de CO2. Un briquet allumé placé au dessus du jus s’éteint immédiatement. Excellent, très sucré, un truc à finir sous la cuve, justement. Des arômes d’agrumes, entre autres, pour l’instant. Petit moût deviendra grand !








J’ai toujours adoré les vendanges. Je trouve que ces montagnes de grappes de raisin sont très belles et pourtant je préfère boire un bon vin que manger du raisin.
Ah le vin nouveau, un de mes plaisirs d’automne
Bon ici ce soir, il neigeote
Vous vendangez certainement avec une machine?Ici en France c est aussi le cas souvent, sauf dans les petites expliotations et pour le champagne.
Amicalement Latil
Bonjour Latil,
Ici tout est vendangé à la main pour la cave familiale, sur une cinquantaine d’hectares ! Les vignes sont parfois en pergola, ce qui permet le passage de machines pour certains travaux. Mais pas pour les vendanges…
A bientôt
Très belles photos de la vendange. Cette cave familiale est belle, ses gens son gentils. C´est bien différent que la visite au Bianchi.
A plus.
Elisa.-
Bonjour Sandrine,
J arrive en argentine la semaine prochaine et cherche un domaine pour vendanger. Je vendange habituellement dans le Bojolais, et je veux profiter d etre lá pour bosser dans les vignes. Connais tu des adresses? ça commence bien vers la fin fevrier?
A bientot,
camille