Daniel avait été là-bas en janvier pour voir passer le Dakar (qui finalement n’y était pas passé). Mais moi je n’étais jamais allée à Las Aucas. La piste qui y mène se prend sur la route 40, en direction de la Cordillère. Comme notre w-e tombe maintenant le lundi-mardi, c’était aujourd’hui l’occasion d’y faire un tour, avec Julien, notre ami-constructeur-de-parc-aventure qui prend des cours d’espagnol pendant la semaine chez Daniel et Cecilia.
Nous sommes donc partis en fin de matinée direction le sud. Nous avons passé les salines et pris directement la 40 qui à cet endroit là n’est pas goudronnée. Au bout d’une dizaine de km, cap sur la Cordillère plein ouest. On a beau savoir que ces montagnes ont une altitude bien souvent supérieure à 5000 m, elles impressionnent tout de même et l’on a beau s’en rapprocher, elles semblent toujours aussi lointaines et leur manteau neigeux inaccessible.
Le cañon en contrebas est le lit du Río Diamante, qui prend sa source dans la laguna du même nom, surplombée par le volcan Maípo (mon toutou, ouioui c’est de là que ça vient). La vue est assez surréaliste, le cañon abrupt couronné par la Cordillère enneigée…
Les falaises du cañon n’ont rien à envier aux plus beaux rochers du monde, et surtout, il n’y a personne sur la route, le monde est à nous !
Nous n’avons pas croisé grand monde de la journée, et la première rencontre nous a fait penser à notre repas de midi (végétariens s’abstenir, comme pour toute sortie au campo qui se respecte).
Tout au long du trajet, les paysages se succèdent et ne se ressemblent pas, tantôt montagnes, tantôt dunes, végétation changeante et ciel d’un bleu intense. Nous aurons la chance de voir plusieurs condors tout au long de la journée, avec un point d’orgue en fin d’après-midi, 12 de ces dieux volants au même endroit…
Après avoir passé le puesto de Las Aucas, nous avons continué un peu plus loin pour trouver l’endroit de l’asado du jour.
Comme on n’est pas des sauvages qui ne mangent QUE de la viande, on avait aussi pris de quoi faire un petit apéro, gruyère importé et petit saucisson local. Comme plat de résistance, asado ruso et una palomita. Ce qui, pour ceux qui chercheraient n’est pas un petit pigeon mais bien une pièce de bœuf. Dont Julien est fan…
Sur le retour, les montagnes dans l’autre sens prennent tout un camaïeu de couleurs, qui n’ont rien à envier à la montagne aux 7 couleurs de Salta, ou presque…
Au retour, nous nous sommes quelque peu trompés dans l’itinéraire, voulant prendre la vieille route 40. Persuadés qu’elle repassait sur le barrage d’Agua del Toro, et en fait, pas du tout. Nous nous sommes donc retrouvés au pied de la Cordillère, vraiment tout près des montagnes et bien loin de la route que nous cherchions. Avant de ressortir à Pareditas, nous avons vu quelques choiques faire la course. Pas simple de prendre la bestiole en photo, mais nous y sommes tout de même arrivés. Après avoir fait le plein de la voiture, mangé une glace et bu un petit maté, nous sommes rentrés à la maison pour une crêpe-party avec les Liégeon, venus récupérer Julien.












J’ai juste une chose à ajouter sur la photo des vaches : GROS MEUH !!!
Par Guigui le 12 octobre, 2009
à 4:52
Les paysages sont toujours autant sublimes… et je salive devant ces beaux morceaux de viande, miam!
Par Anne fra Sveits le 19 octobre, 2009
à 4:18