Les chutes d’Iguazu, enfin ! C’est un des gros spots argentins qui manquait encore à mon « palmarès ». Dès que l’on s’en approche, avant même l’entrée au parc, ce qui marque c’est ce gros nuage de brume, constant, au dessus de la selva. A l’arrivée à la caisse, boum, prix spécial pour les argentins, et plus du triple pour les étrangers…moi ! Si je suis entièrement d’accord avec le principe, la différence me fait parfois sauter au plafond. On tente la discussion, je vis depuis bientôt 2 ans dans le pays, je parle la langue, blablabla…Mais non, le préposé à l’entrée ne lâche pas, tant pis.
Nous visitons le centre d’interprétation, seuls, les employés étant occupés à voir le match de l’Argentine sur l’écran géant de la salle de projection. C’est du bout des lèvres que l’une d’entre eux viendra nous donner quelques explications et un prospectus sur un sentier reculé. Nous attaquons la visite par le balcon supérieur, que l’on atteint par un sentier au milieu de la forêt. Peine perdue pour voir quoi que ce soit comme animal, celui qui nous suit hurle de joie en sachant que l’Argentine a gagné 4 à 1…
Les chutes d’Iguazu c’est comme un gros paquet cadeau que l’on voudrait ouvrir en décollant tous les scotchs sans déchirer le papier. On marche le long du parcours, découvrant de petites chutes aux noms divers, en entendant en bruit de fond le grondement sourd de ce que nous sommes venus voir. Mais on prend du plaisir à marcher doucement et à retarder l’instant où on sera éblouit. Nous prenons quelques photos de coatis et de papillons, aussi quelques oiseaux colorés, mais moins que ce que l’on espérait. L’un des papillons, au mimétisme impressionnant, fait un bruit étrange, rappelant des petits pétards du 14 juillet…Dans les arbres, nous voyons un tingazú en train de se faire un festin d’un papillon. Plus loin, des jotes cabeza negra montent la garde dans les arbres de l’île San Martin, fermée à la visite à cause de la hauteur du fleuve. Dans un arbre, un essaim de saíra arcoiris attire notre œil. Difficile à prendre en photo, ces petits oiseaux piaillent comme des fous et ont un vol très rapide.
Enfin, majestueuses, les chutes d’Iguazu déversent des milliers de mètres cubes d’eau face à nous. Le bruit est impressionnant, tout comme le paysage rempli de cette brume omniprésente. Nous suivons le balcon supérieur jusqu’à un mirador situé presque directement au-dessus des cascades. C’est là que nous verrons quelques petits lézards profitant d’un rayon de soleil et de l’humidité ambiante.
Éblouis, nous ressortons du sentier et attaquons tout de suite avec le parcours inférieur. Alors que nous repassons sur la terre ferme, nous retrouvons de sympathiques coatis, qui sont en fait devenus une plaie pour le parc au fur et à mesure de leur humanisation. Recevant de la nourriture des visiteurs, ils sont maintenant collants voire agressifs quand ils essuient un refus. Cela n’enlève cependant rien à leur charme, la bestiole est mignonne.
Dans un arbre, des piaillements insistants nous font lever l’œil. Des urracas (sorte de pie) discutent le bout de gras avec des arasarís fajados. Nous faisons quelques clichés avant d’être dérangés par des guides privés qui passent en coup de vent avec groupe et parapluie pour ne perdre personne, « voilà des urracas », paf elles sont parties, mais c’est pas grave, les touristes viennent voir les chutes et rien d’autres pour eux on dirait. L’important étant de ne pas perdre le rythme pour faire entrer un maximum de visites dans une journée de 10 heures.
Lors d’une pause près d’une buvette, un coati s’approche justement, voir ce qu’il y a dans les sacs, avant de se faire éconduire par un gardien. Nous commençons la descente dans le deuxième sentier, et le long d’une paroi rocheuse nous voyons quelques tangaras bonitos.
Là aussi, après quelques petites chutes nous nous retrouvons face au mur d’eau imposant, et nous choisissons de pique-niquer là. C’est ainsi que nous apprendrons par un de ces guides à parapluie que c’est l’endroit de la photo traditionnelle d’Iguazu. Les chutes et les 3 palmiers. Alors que je range les affaires du repas, une urraca viendra voir s’il y a des miettes. Pas farouche, elle finira par me les prendre dans la main. Et nous faisons LA photo avant de continuer. Des arcs-en-ciel se forment partout, donnant sans arrêt des idées de photo. Nous arrivons finalement au bas du mur d’eau, et après avoir laissé notre appareil à un touriste, nous allons prendre une douche au bout du ponton pour la photo. Nous ressortons trempés.
A la remontée, après avoir revu quelques coatis, nous prenons le petit train pour aller jusqu’au clou des chutes, la garganta del diablo. Située au fond du parc, une suite de passerelles nous amène au dessus de la cascade. Le bruit est assourdissant, et les nuages de brumes nous laissent de nouveau bien mouillés.
Nous faisons deux tours sur place, et nous repartons encore tout retournés. Pour terminer la journée, nous choisissons une excursion en bateau à rames sur la partie supérieure du fleuve, un genre de raft manœuvré par un rameur. Pas question qu’il se rate à la fin du parcours, c’est pas comme s’il y avait une chute au bout…On nous promet des animaux, nous verrons finalement trois yacarés, une tortue et un faucon maltais.
Avec tout ça, le parc va fermer et nous n’avons pas fait le dernier sentier. Ce sera pour demain, nous faisons tamponner nos entrées pour avoir un rabais sur le 2e jour de visite. De retour en ville, nous filons au Hito 3 Fronteras pendant qu’il y a encore un peu de lumière. Là, à la jonction de l’Iguazu et du río Paraguay qui arrive du barrage d’Itaipu se trouvent les trois frontières, brésilienne, paraguayenne et argentine. Sur chaque rive, une obélisque peinte aux couleurs du pays.




























Nous aussi on l’a fait pour notre lune de miel et effectivement c’était magnifique, sauf que nous on a fait l’expédition en zodiac à la place du raft, pour passer sous les cataratas, et c’était aussi super bien!
Snif ! C’est beau ! Dites moi qu’au moins vous avez pleins de moustiques qui vous attaque en escadrons de 50 à longueur de journée…non ? Même pas drôle…
Belle photos de la faune ! Continuez ! C’est quoi pour un téléobjectif que vous avez ?
Nora et moi vous embrassons très fort…
Bisouilles
Attends, c’est pas fini…Les moustiques honnêtement ça allait. En été c’est drôlement pire…
On n’a pas voulu passer sous les chutes…100$ par tête pour 12 minutes, faut pas pousser…Avec le balcon inférieur on voit quasi la même chose, sauf bien entendu pour la Garganta del Diablo. Et le bateau sans moteur est plus sympa pour voir la faune (à plumes et à poil au lieu des hurleurs à casquette, hihihi)…