Tags
C’est aujourd’hui la dernière chance pour Iberá. S’il ne fait pas beau, nous partons pour le sud. Nous nous levons sous un ciel gris, mais avec une option visible d’éclaircissement…ou pas. La sortie en bateau est prévue à 10h, mais Cristian nous presse pour partir à 9h30 histoire d’assurer le coup cette fois-ci. C’est parti pour la tant attendue sortie en bateau sur la laguna d’Iberá.
Ça aura valu la peine d’attendre. En presque deux heures, après un passage pour s’annoncer au poste de garde-parc, nous verrons une quantité impressionnante de yacarés de toutes les tailles, des martins pêcheurs en chasse, des poules d’eau, des canards, un écosystème aux facultés d’adaptation impressionnantes…Ça valait vraiment le coup de supporter la journée plus que moyenne d’hier.
La génération de yacarés qui vit ici n’a jamais été chassée par l’homme, ce qui fait qu’ils ne sont absolument pas farouches et se laissent approcher par les bateaux-moteur. On en profite pour faire de jolies photos !
Après les écailles, on passe aux plumes…
Super concentré, un héron cendré (ici on dit Garza Mora) ne bougera pas une plume à notre approche.
A midi, pendant que Daniel décharge les photos du matin, je file chercher des empanadas et réserver une balade à cheval chez José. Il m’annonce qu’il ne pourra pas nous guider personnellement car il reçoit un ornithologue américain, mais sa sœur nous fera la rando dans la palmeraie. Au camping, on fera aussi quelques photos de visiteurs…
Les hocós ont un bruit chant absolument pas sexy qui fait penser à une … vache.
Je passe moi aussi un moment sur le pc pour avancer le blog en grignotant les empanadas chaudes, et nous retournons chez José où sa sœur nous attend comme prévu avec 3 chevaux. On se rend vite compte qu’ils n’ont pas autant la frite que les petits chevaux de montagne que l’on a l’habitude de monter dans la Cordillère, mais le paysage nous change la vie (et les moustiques aussi). La balade est très tranquille, nous verrons un petit singe, une chouette et quelques autres oiseaux, mais après l’euphorie du matin, c’est un peu plat.
Elle nous propose une sortie nocturne à laquelle on ne collera pas, on rentrera tranquillement au camping pour notre dernière nuit au bord de la Laguna d’Iberá, à rêver de yacarés, de cerfs, de carpinchos et d’oiseaux colorés…



























