Tags
Jour de congé avec, pour une fois, rien de particulier à faire. Après une première idée d’aller faire du kite-buggy, nous n’avons finalement pas envie de faire autant de km en voiture et nous décidons de partir à vélo. La victime du jour qui doit nous accueillir c’est Patrick, un coup de fil pour confirmer qu’il est là et départ au Tropezon. En chemin nous faisons une halte chez Gildas, qui n’est pas là mais sa femme nous reçoit. On papote un moment, et en repartant je ne peux m’empêcher de prendre une photo de sa haie de yuccas. On en avait un chez mes parents quand j’étais petite, je me rappelle l’avoir vu en fleur quelques fois, mais rien à voir…
On repart de chez eux et on met le cap chez Patrick, il nous reste 15 ou 20 km. Les faux-plats sont traîtres dans la zone, c’est ce qui permet l’irrigation par canaux. Quand enfin nous avons droit à une simili-descente, on reçoit le vent de face également ce qui fait que nous devons continuer à pédaler…Les camions nous passent au ras de moustaches, c’est assez stressant. Jusqu’à ce qu’une petite voiture nous double en klaxonnant, c’est justement Patrick qui rentre chez lui.
Nous arrivons chez eux un peu fourbus, mais une surprise nous attend, devant notre venue à l’improviste ils sont allés acheter de quoi passer un bon moment autour de la table. Ce poulet au four tombe à pic. Et ce n’est pas Panceta qui dira le contraire. Le petit lardon a enfin changé ses crocs, et n’a pas arrêté de grandir.
Après avoir mangé, papoté et bu des litres de maté, nous entamons le trajet du retour. Ce serait mieux de rentrer avant la nuit, surtout que l’on n’a pas prévu les lampes pour les vélos. On repart par un autre itinéraire, pour éviter la circulation de la route principale. Mais sur les routes de terre ça secoue un peu plus.
Daniel crève une roue à mi-chemin, et on n’a pas d’équipement particulier, à part la pompe à vélo et un super-liquide anti-crevaison dans la chambre à air. C’est le moment de voir si ça marche, sinon on devra appeler Patrick à la rescousse. Après avoir regonflé 4 ou 5 fois, le produit fini par faire effet et colmater la brèche. Assez impressionnant. Du coup c’est complètement nazes avec plaisir que l’on peut pédaler jusqu’à la maison.
A Rama Caída on fait une halte dans un kiosque pour acheter un truc à grignoter, et on croise Gildas que l’on a manqué le matin. Il revient de chez nous, il était allé voir si nous étions rentrés. Après un moment à discuter, on remet les voiles, prochain arrêt la maison. C’est qu’il commence à se faire tard et la dernière ligne droite dans les badenes est longue comme un jour sans pain.
Le progrès arrive gentiment jusqu’au Valle Grande, et dépare un peu les photos de coucher de soleil…
Ils ont déjà prévu de faire un tunnel sous les câbles de la ligne, au cas où ils tomberaient sur la route. Si ça c’est pas de la prévision à long terme…Il y a aussi le réseau des égouts qui est en construction, d’ailleurs les machines sont chez nous depuis deux semaines pour quelque chose qui devait prendre une demi-journée.
Pour couper un peu l’ennui du dernier bout jusqu’à la maison on fait quelques photos. On rentre dans le noir, et la seule position postérieurement supportable est d’être avachis sur le canapé…Après mesure dans Google Earth, le trajet du jour était de 57km…







Effectivement, quand on a l’habitude de faire le trajet en voiture il semble que c’est déjà pas la porte à côté alors à vélo…..Le Pancetta est toujours aussi mignon, les couchers de soleil aussi. Ici le printemps montre son nez. Bon repos. Besos.
Le trajet est joli et relativement plat alors c’est sympa. Mais les faux-plats font bosser les cuissots…