Nous sommes maintenant dans ma partie préférée de l’année. L’été indien ici a tout son sens, et malgré le peu de végétation dans la Cordillère à nos latitudes.
Florence et Stéphane sont venus nous rendre visite quelques jours. Après une sortie aux Reyunos avec Daniel le dimanche, Nicolas et moi les avons emmenés à Las Aucas le lundi. En entrant sur la piste nous prenons un puestero en stop. Il va aider à la réparation des corrals avant la descente des bêtes. Nous l’avons trouvé à une dizaine de km du dernier croisement, sans eau, et à 17 km de l’endroit où il voulait aller.
Nous avons longé le cañon del Diamante pour passer devant le puesto de Las Aucas. Les couleurs sont magnifiques en cette saison, et les peupliers lèvent leurs feuilles jaunes haut dans le ciel.
Flo et Stéphane sont surpris par le pétrole que l’on trouve à même le sol. Selon des explications que nous avions eues il y a quelque temps, il s’agirait d’un pipe-line perforé qui n’a jamais été réparé…
Nous laissons la vallée colorée derrière nous pour continuer jusqu’à l’endroit de l’asado, que j’avais connu avec Ched l’année dernière.
A peine arrivés, nous sortons le matériel, la grille, la viande, et Florence et Stéphane préparent l’apéro pendant que Nico et moi cherchons du petit bois pour amorcer le feu.
Pendant que ça cuit (mais pas trop parce que c’est meilleur bien saignant), je suis allée faire quelques essais photos avec mon appareil, cherchant à rendre la vitesse de l’eau avec un appareil compact.
Après le repas, nous rangeons tout pour reprendre la route et terminer la boucle. Nous sommes partis un peu tard à cause du boulot dans le parc, et du coup, pas de temps pour la sieste…
En continuant le long du ruisseau, nous avons vu un aigle, malheureusement il ne nous a pas attendu pour la photo. Pas de condor dans cette journée, mais l’aigle était magnifique.
Les paysages nous donnent envie de faire une pause dans les puestos, discuter avec leurs habitants, participer au travail du campo…
Les sommets de la cordillère ressortent dans le soleil…
Une des dernières propriétés attire notre attention. De nombreux chevaux paissent dans la plaine gorgée d’eau, des cauquenes (oies sauvages) les entourent, les peupliers resplendissent dans le soleil, quelle envie de rester là et d’arrêter le temps pour un moment…
En rentrant nous passons pas la station du Sosneado pour acheter de l’excellent jambon cru. Nous reprenons la route pour San Rafael, chantant sur les thèmes choisis par Nicolas et buvant du maté pour tromper la route tellement droite qui nous ramène à la maison.
Un front froid arrive, et le spectacle des nuages jouant avec les dernières lumières du couchant sont magnifiques.























Je comprends que tu aies l’envie d’arrêter le temps lors de ces ballades dans ces endroits superbes