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Après toute une année de soins à la vigne, d’inquiétude pour le gel, de stress à la vue des orages, enfin, voilà venu le temps des vendanges. En se levant tôt, le soleil rasant offre une belle lumière pour immortaliser la récolte 2013.
28 Jeudi mar 2013
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Après toute une année de soins à la vigne, d’inquiétude pour le gel, de stress à la vue des orages, enfin, voilà venu le temps des vendanges. En se levant tôt, le soleil rasant offre une belle lumière pour immortaliser la récolte 2013.
15 Vendredi fév 2013
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Les vendanges sont pour bientôt à la finca de San Carlos. Depuis quelques semaines nous avions préparé une sortie avec Ched pour aller prendre quelques photos. Les blancs sont bientôt prêts, et il a profité de prendre des échantillons de baies pour réaliser des analyses.
Une stagiaire venue de Suisse qui sera là jusqu’à la fin des vendanges faisait sa première sortie à la propriété. Comme elle et Che ne travaillent pas de la même façon, ils vont réaliser les prélèvements selon les deux méthodes.
C’est très intéressant de les entendre échanger et commenter les différentes méthodes et processus de culture. Si la base est relativement identiques, les spécificités climatiques de chaque zone entraînent des différentes notables.
A midi nous sommes partis au Manzano Historico pour manger. Nous sommes passés au milieu des nombreuses propriétés vinicoles du Valle de Uco, ce qui permet de voir l’état des vignes et de repérer certaines spécificités. Sur une zone relativement réduites, les aléas climatiques ne touchent pas tout le monde de la même façon.
De retour à San Rafael, le coucher de soleil sur les montagnes du Valle Grande était magnifique, et la lune discrète pouvait tout juste se repérer à travers les nuages…
12 Samedi jan 2013
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Nouveau congé, nouvelle sortie. Avec Ched et famille plus quelques amis, et les deux chiens, nous sommes allés au Nihuil, puis à l’entrée du fleuve Atuel dans le lac pour une grillade. Pas mal de vent, terrain boueux et temps orageux auront pimenté la sortie, sinon c’est trop facile.
Je suis toujours assez étonnée de l’humeur placide de Maípo face aux flamands roses. Je pense que Wayra ne ferait pas dans le détail et foncerait dans le tas. D’où l’intérêt de ne plus sortir avec tous les chiens en même temps pour éviter l’effet de meute.
Après avoir tracté deux fois la voiture de Jorge (pour entrer et pour sortir du bord du lac) nous sommes partis plus loin pour manger un asado comme il se doit. Plaques de boue qui font valser les véhicules, un seul 4×4 (le mien), c’était sport. L’endroit en valait la peine…
Après avoir mangé, et malgré le bon moment au son de la guitare et des chansons, il faut se décider à partir car l’orage gronde, et il nous reste deux heures de trajet ou presque, si personne ne reste embourbé.
28 Vendredi déc 2012
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Nous l’avions déjà faite une fois avec des amis, descendre l’Atuel, la rivière qui passe devant chez nous, depuis le barrage jusqu’au pont de l’Escorial. Là comme nous y allions avec les filles et Ched, nous sommes partis depuis la maison, dans le secteur plus tranquille de la rivière.
Osa a décidé de me faire faux-bond et m’a laissée toute seule dans un doki. Ca commençait bien… J’ai presque pris la main sur le bidule, et à part un ou deux rapides qui secouaient un peu, tout s’est bien passé. En tout cas mieux que pour Flor et Ched qui se sont retournés 3 fois, et Ched qui y a ajouté deux bouillons en solo.
25 Mardi déc 2012
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On a beau croire ou pas à l’histoire du petit Jésus, de la crèche, de l’âne gris et du boeuf, Noël est toujours l’occasion de se retrouver en famille pour passer un bon moment. Nous nous sommes réunis à San Rafael pour une soirée "fondue bourguignonne" avec toute la famille.
Alors que nous mangions, le Père Noël est passé dans le salon, mais il ne s’est pas laissé voir, héhé… Au cas où des enfants liraient ce blog, autant ne pas briser le mythe tout de suite.
De mon côté, j’en ai profité pour jouer avec l’appareil photo. Le plus difficile selon moi c’est de photographier des gens, les portraits, mais plus encore des photos avec plusieurs personnes, beaucoup de décors et d’arrière plan, il me semble alors extrêmement compliqué de ne pas en arriver à une image chaotique… d’où les photos de cette soirée…
19 Dimanche août 2012
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Profitant du soleil avec les cousins de Buenos Aires, nous avions décidé de monter au Cerro Victoria près de chez nous. Maípo ayant compris maintenant le concept "tour en voiture = sortie cool", nous l’avons fait monter dans le coffre. Alors que nous allions vers la route, Wayra et Canela ont commencé à courir après la voiture, chose qu’elles ne font plus depuis bien longtemps.
Le problème c’est qu’arrivées au goudron, elles n’ont pas cessé la poursuite. Après 2km nous les voyions encore dans le rétroviseur, deux petits points au loin galopant sur la route. Pas moyen de les laisser là, quelqu’un allait finir par les renverser… Nous les avons donc attendues. Elles sont arrivée haletantes. Le coffre ouvert, Canela est montée sans demander son reste et s’est comportée en demoiselle tout le trajet. Wayra, c’était une autre histoire. Elle déteste les sorties en voiture, et il a fallu que je la prenne sur mes genoux pour qu’elle reste tranquille (nous étions déjà 5 dans la voiture, pratique…).
Arrivés en haut, c’était la fête pour tout le monde, que de choses à renifler, des VTT pour courir après (ah non, là les loulous se sont fait gronder), des buissons à explorer…
21 Jeudi juin 2012
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En fait ici c’est bien sûr la nuit la plus longue lorsque l’on passe à l’hiver. En ce 20 juin, c’était le jour d’ouverture de la saison de ski à Las Leñas, LA station de ski de Mendoza. Comme résidente argentine toute neuve (je viens de recevoir mon DNI), j’avais droit à l’entrée gratuite ce jour-là. Nous sommes donc partis avec Santiago pour la station, avec un trajet en bus organisé depuis San Rafael.
La journée promettait d’être inoubliable, elle l’a été, mais pas pour les motifs que l’on espérait. Dès notre arrivée il neigeait, avec des rafales de vent assez fortes par moment, et des flocons qui piquaient les joues. Une fois sur les pistes (et après une heure de queue pour prendre l’assurance obligatoire pour la journée), on ne voyait jamais plus loin que le 3e poteau des remontées mécaniques.
Les montées en télésiège étaient un véritable supplice, et nous arrivions en haut transformés en bonhommes de neige. Le vent s’immisçant sous les vestes mouillées, on finissait par être transis de froid. Après le repas, nous avons fait encore une descente avec Santiago, avant que je ne renonce et que j’aille me mettre au chaud. J’étais prête à payer un chocolat chaud à prix d’or pour quelques minutes à l’abri.
A l’intérieur du bar j’ai connu une fille qui avait à peu près aussi froid que moi. Le barman nous a prises en pitié et nous a offert un chocolat à chacune. Si c’est pas la classe. Je suis ensuite retournée faire une descente, me remettre à l’abri… Refaire une descente, entrer à nouveau…
Les remonte-pentes fermant à 16h30, nous sommes retournés au car pour rentrer à San Rafael. Le temps de récupérer tout le monde, il était 18h quand nous avons enfin pu partir. Après quelques centaines de mètres, plus de réseau téléphonique, et ça a son importance… Nous avons rapidement été coincés sur la route, plusieurs cars se retrouvant en travers, et le blizzard pendant ce temps ne faisait que rendre la couche de glace de la chaussée plus épaisse… 9 heures pour faire 40 km et rejoindre la route 40. 6 heures d’attente pour que les machines arrivent et dégagent la chaussée… Avec une journée pendant laquelle la neige n’arrête pas de tomber, comment les services de l’équipement ne prennent pas les devants pour saler la route depuis le début de l’après-midi… Avec, en plus, une carrière de sel à 50 km…
Enfin, nous sommes tous rentrés sains et saufs, et les chauffeurs de bus ont su éviter les accidents, ce qui est un bel exploit sachant ce qu’il s’est passé cette nuit. De retour à 5h du matin à San Rafal, 11 heures après avoir quitté la station de ski, tous les parents avaient passé une nuit fous d’inquiétude pendus à leur téléphone. Car comme nous n’avions aucun signal téléphonique, pas moyen de prévenir qui que ce soit avant d’arriver à 30 km de San Rafael. Les chauffeurs avaient pu prévenir l’agence à 2h30, une fois arrivés au Sosneado…
La nuit la plus longue donc, le nouvel an mapuche, nous en avons profité à plein dans notre bus nocturne… Et c’était bien le jour le plus long, plus de 24 heures entre le lever et le coucher suivant, enfin à la maison.
17 Jeudi mai 2012
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Après les visites à la famille et l’impossibilité de faire quoi que ce soit pour la voiture sans avoir une vague idée du temps que ça prendra, nous repartons pour Rio Grande. Là nous avons rendez-vous avec un mécano le jour suivant pour tenter quelque chose.
Pendant que la voiture est au garage, nous allons faire un tour au bord de la mer. Au somment du cap Domingo nous avons une vue splendide.
L’après-midi nous sommes allés visiter un musée sur l’histoire de la Terre de Feu à l’arrivée des premières missions salésiennes. A l’étage se trouve une collection d’animaux locaux empaillés et une petite histoire de l’exploitation du pétrole et de l’apparition de la radio. Le conservateur qui nous en a fait la visite guidée était intéressant, et son envie de voir déguerpir le précédent faisait sourire.
Au moment où nous allons récupérer la voiture le garagiste nous souhaite bonne chance pour rentrer à San Rafael, mais selon lui le mal est fait et l’état de la mécanique ne devrait pas empirer. En ne faisant pas les fous on devrait pouvoir rentrer.
13 Dimanche mai 2012
Le réveil est tardif à la Mata Negra. Il ne fait pas jour avant 9h, et comme personne n’est pressé ça ne sert à rien d’allumer la génératrice pour avoir de la lumière…
Amoureux de la nature, Marc et Inger ont toujours eu des animaux de compagnie insolites. Caranchos et renards viennent rôder autour de la maison en quête de restes, et trouvent toujours quelque chose à grignoter. S’ils ne sont pas apprivoisés, ils sont toutefois peu farouches avec ces deux personnes qu’ils connaissent. Par contre aucun moyen pour nous de franchir leur zone de sécurité.
Au début les seuls à venir étaient les oiseaux. Quand les renards se sont montrés, il a fallu faire un perchoir pour les caranchos qui ne pouvaient plus manger à cause des renards. Plusieurs générations connaissent maintenant l’adresse.
Après le petit-déjeuner des animaux et le notre, nous sommes allés voir les truites, donner à manger à celles qui restent et … pêcher de quoi manger !
Nous allons ensuite donner à manger aux truites qui sont à l’extérieur, puis nous irons voir le désastre réalisé par les castors dans la lagune qui alimentait l’élevage.
Devant l’ampleur de la catastrophe, on ne peut s’empêcher de ressentir une immense tristesse. Le travail d’une vie et d’une famille réduite à néant, sans parler de la catastrophe écologique qui se prépare, destruction des forêts natives, assèchement des cours d’eau, jusqu’au changement des vents qui ne seront plus freinés par les forêts… Le castor a déjà été repéré sur le continent, et selon les estimations d’ici une vingtaine d’années il aura détruit les forêts du Perito Moreno, Bariloche, en fait tout le nord de la Patagonie. A moins que les gouvernements n’acceptent de dépenser les 32 millions de dollars nécessaires à son éradication (ce qui personnellement, en regard de la catastrophe qui pourrait être évitée, me paraît être une somme raisonnable).
Comme nous avons pas mal traîné, entre discussions et partage de souvenirs, l’après-midi est déjà bien avancé à la fin du repas et il faut penser à rentrer à Ushuaïa.
12 Samedi mai 2012
Si nous sommes allés à Ushuaïa c’est surtout pour voir un oncle et une tante qui vivent là-bas. Notre travail avec le parc ne nous laisse pas trop d’options quant à la période de visite, d’où l’automne.
Le samedi est pluvieux, mais nous ferons tout de même la sortie prévue avec les cousins Inés et Cachi. Nous sommes allés au bord du Lago Fagnano, que l’Argentine partage avec le Chili. Deux heures de marche sous la pluie, mais on a bien profité de ces cousins que je ne connaissais pas encore (et Daniel se rappelait peu de sa cousine).
Alors qu’eux deux sont repartis vers Río Grande, nous avons continué au sud vers Ushuaïa. Après avoir passé le col Garibaldi, nous bifurquons à gauche pour aller à La Mata Negra, l’élevage de truites arc-en-ciel créé par Marc et Inger au bord du canal de Beagle. Si l’article visible sous le lien précédent fait état de l’âge d’or de l’élevage, aujourd’hui le panorama est tout autre et Marc a dû prendre la décision de cesser la vente de truites. Le coupable ? Le castor du Canada, introduit en 1946 sur l’île, et qui depuis fait des ravages étant donné qu’il n’y ici aucun prédateur. De plus les arbres, non adaptés à cette espèce de rongeurs, meurent lorsque leurs barrages inondent les forêts. Par ses constructions, ils empêchent l’eau d’arriver jusqu’aux bassins d’élevage. Malgré les efforts pour les détruire, ils les reconstruisent au fur et à mesure avec une efficacité implacable. L’eau, lorsqu’elle parvient tout de même à s’infiltrer pour descendre dans les réservoirs, arrive chargée de limons qui polluent les bassins des truites.
Dès notre arrivée, Marc emmène Daniel acheter d’énooormes coquillages. Moules et palourdes, mais taille adulte. Quel délice ! Un apéritif délicieux et improvisé avec le repas. J’avais oublié qu’il n’y avait pas d’électricité à la Mata, et c’est donc par génératrice que la maison est fournie en courant… ce qui, quand on traine un peu pour se mettre au lit, amène bien des surprises…