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Après toute une année de soins à la vigne, d’inquiétude pour le gel, de stress à la vue des orages, enfin, voilà venu le temps des vendanges. En se levant tôt, le soleil rasant offre une belle lumière pour immortaliser la récolte 2013.
28 Jeudi mar 2013
Publié in Bodega, En Argentine, expat, Expatriation, famille, Vie quotidienne
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Après toute une année de soins à la vigne, d’inquiétude pour le gel, de stress à la vue des orages, enfin, voilà venu le temps des vendanges. En se levant tôt, le soleil rasant offre une belle lumière pour immortaliser la récolte 2013.
15 Vendredi fév 2013
Publié in amis, Bodega, En Argentine, expat, Expatriation, famille
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Les vendanges sont pour bientôt à la finca de San Carlos. Depuis quelques semaines nous avions préparé une sortie avec Ched pour aller prendre quelques photos. Les blancs sont bientôt prêts, et il a profité de prendre des échantillons de baies pour réaliser des analyses.
Une stagiaire venue de Suisse qui sera là jusqu’à la fin des vendanges faisait sa première sortie à la propriété. Comme elle et Che ne travaillent pas de la même façon, ils vont réaliser les prélèvements selon les deux méthodes.
C’est très intéressant de les entendre échanger et commenter les différentes méthodes et processus de culture. Si la base est relativement identiques, les spécificités climatiques de chaque zone entraînent des différentes notables.
A midi nous sommes partis au Manzano Historico pour manger. Nous sommes passés au milieu des nombreuses propriétés vinicoles du Valle de Uco, ce qui permet de voir l’état des vignes et de repérer certaines spécificités. Sur une zone relativement réduites, les aléas climatiques ne touchent pas tout le monde de la même façon.
De retour à San Rafael, le coucher de soleil sur les montagnes du Valle Grande était magnifique, et la lune discrète pouvait tout juste se repérer à travers les nuages…
23 Mardi fév 2010
Publié in Bodega, En Argentine, famille, Vie quotidienne
C’est à mon tour d’avoir un petit w-e en milieu de semaine ! Annette, Ilario et les enfants sont arrivés mercredi passé, et avec le parc-aventure on a bien du mal à trouver un moment pour passer du temps avec eux. Du temps sans être crevés on veut dire…
Daniel est parti avec eux samedi et dimanche en campamento, ils avaient été à Las Aucas, où nous avions déjà passé une journée avec Julien l’année passée. Pendant ce temps-là, je restais aux commandes du parc, avec un "petit" groupe de 45 ados le dimanche matin, pour se mettre en jambe.
De mon côté, je suis partie avec la famille des Cheds et celle des Mariols mardi midi, direction El Manzano Historico. Nico était aussi de la fête, et nous nous réjouissions d’avance d’un nouveau campamento d’anthologie avec Momon, qui n’a jamais de chance avec la météo. Ça se présentait bien d’ailleurs, temps couvert à San Carlos où nous devions passer le chercher, alors qu’à San Rafael le temps était radieux. Quelques sandwiches de miga chez Cecilia avant de partir, derniers préparatifs dans les voitures, et en route !
Ched était à la finca, comme tous les mardis, surtout que les vendanges commencent le 25 février, donc il fallait faire les derniers préparatifs. Nous avons fait halte à San Carlos, et nous avons fait quelques tests personnels sur les grappes. Il faut être certains que ce sera bon !
Nous avons aussi eu droit à une démo de l’acquisition de l’année dernière, un super tracteur qui aura bien plut aux enfants.
Nous sommes ensuite partis pour le Manzano Historico, où passa le Général San Martin en 1823. Il se serait mis à l’ombre sous un pommier, ce qui donna son nom à ce village. Nous étions déjà passés par là avec François et les parapentistes l’année dernière, et le puesto où nous avions dormi était toujours disponible. Feu de camp, montage des tentes, et bien sûr asado !
La soirée a été un peu agitée, et il n’a pas été simple de s’endormir entre les enfants remontés à bloc et Ched qui les relançaient dès qu’ils montraient des signes de fatigue…En plus c’était l’anniversaire de Camille ! Le lendemain matin, nous avions des petits yeux autour du feu où chauffait la bouilloire de campo avec l’eau du maté.
20 Samedi fév 2010
Publié in Bosque Aéreo Euca, En Argentine, Parc-Aventure, Vie quotidienne
Ce soir, San Rafael saura enfin quelle sera la reine qui va représenter le département pour la fête de la Vendimia 2010. Attention les vélos, c’est LA fête de l’année, où l’on élit la miss au titre le plus couru de Mendoza. Parce que les élections de beauté ici pour les filles, c’est comme le foot pour les garçons. Il y a des titres plus sexy et glamour que d’autres, comme par exemple celui des vendanges ou de la neige, et d’autres un peu moins, comme la reine du cabri ou du cochon de lait…Oui oui, ça existe.
Quand j’étais allée au salon du tourisme à Buenos Aires, c’était d’ailleurs incroyable la quantité de reines que l’on voyait dans les allées. Et pas juste avec l’écharpe genre miss France, mais avec tout l’attirail, sceptre, couronne et bien entendu la cape ! Il faut être juste et reconnaître que la reine nationale des vendanges 2009, Candela, était très belle, et relativement naturelle comparée à certaines de celles qui se présentent à l’élection départementale de San Rafael. Tout se fait bien sûr par étape, on élit les reines de district, puis les départementales, jusqu’à arriver à l’élection de la reine nationale, d’ici quelques jours à Mendoza.
Les photos des candidates de l’année pour le département sont visibles ici. Pour certaines c’est limite du maquillage de voiture volée, mais je pense qu’elles ne peuvent pas toujours choisir…Notre Bosque Aéreo Euca a de nouveau fait un joli coup, en promotionnant la soirée de présentation des filles avant-hier. Chacune a reçu une entrée gratuite au parc, qui était cité à chaque passage. Je ne vous cache pas que les guides du parc sont plus qu’impatients de les voir apparaître. Quand à Sofía, Luciana et moi, nous attendons que quelqu’un se décide à organiser l’élection du roi des vendanges…Non mais…
25 Samedi avr 2009
Publié in A la maison, amis, Bodega, En Argentine, expat, Expatriation, famille
Aujourd’hui nous fêtons la fin de la récolte à la bodega Jean Rivier. Après avec fêté le week-end dernier dans la propriété de San Carlos avec les récolteurs, Ched a organisé un asado "como la gente" à la bodega. Une grande table a été dressée dans le local principal pour accueillir les employés et les familles.
Les dernières fêtes des vendanges que j’avais faites c’était à Russin, et le repas était rarement mieux qu’un hot-dog sec ou une raclette trop grasse. Mais l’ambiance y était. J’ai vu qu’ici aussi, même si toute la ville ne s’en est pas mêlée.
Je me souviens d’ailleurs d’une fois où nous avions décidé que je serais la responsable du groupe et que je ne boirais pas. Notez qu’aller à une fête des vendanges en buvant du jus d’orange, c’est moins divertissant qu’avec le vin nouveau, mais il faut bien que quelqu’un s’y colle. Ce jour là, c’était donc moi. Bien dans l’ambiance tout de même au moment de danser, je suis montée comme tout le monde sur les tables pour me trémousser, jusqu’à ce que l’une d’elle cède (je tiens à dire que je n’étais pas seule dessus). Et bien sûr ma jambe est restée dessous. Résumé de la situation : une éclopée tout à fait sobre mais physiquement incapable de conduire, et 3 fêtards dans un état à faire paniquer un alcootest. Il a quand même bien fallu rentrer à la maison (oui c’est pas bien), et comme prévu les contrôles d’alcoolémie agrémentaient le chemin. Nous nous sommes faits arrêter, morts de rire et en train d’essayer de boucler notre ceinture, par un policier très complaisant qui a eu la bonté de nous trouver sympathiques et de nous laisser partir. Ça ne doit pas arriver beaucoup de fois dans une vie d’automobiliste une veine pareille. Pour cette version argentine et familiale ça va, on habite à 200 mètres, on devrait s’en sortir.
Les chorizos c’était pour l’entrée, après nous sommes passés aux choses sérieuses. Matambre, costillar et vacío, que du bon. Quelques petites salades pour accompagner tout ça, et bien sûr une ou deux (à peine plus) bouteilles de vin pour arroser l’évènement.
Avant le dessert, Marcel est allé chercher l’accordéon de Tomasito, le plus ancien employé de la bodega.
Ce n’était pas une surprise pour le musicien de la cave qui avait pour l’occasion coaché Martín, son petit-fils. Ils ont préparé 4 pièces musicales à présenter lors de la fête, et tout le monde ou presque a logiquement fini par danser.
Après toutes ces émotions, chacun est finalement rentré, repus et content du moment passé en excellente compagnie. Une petite sieste s’est très rapidement imposée au retour à la maison, avant de se remettre au boulot, parce que pour nous c’est pas l’tout, mais il faut que ça avance. En plus mardi je donne mon premier cours de français toute seule comme une grande.
09 Lundi mar 2009
Publié in Bodega, En Argentine, Vie quotidienne
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Hier nous sommes passés à la bodega pour voir la suite des opérations. Sur le billet précédent rappelez-vous, nous avions suivi les premiers moments d’un Malbec rouge et d’un Sauvignon blanc. A 16h hier, il était prévu de faire le remontage du Malbec rouge, et de prendre des nouvelles de la santé des autres cuves.
Notre Malbec rouge va donc bien. Il a reçu les levures qui ont lancé sa fermentation. Aux mesures, la température était bonne et la densité très faible, ce qui veut dire que la fermentation est bientôt terminée. Quand celle-ci sera achevée (c’est à dire lorsque tous les sucres se seront transformés en alcool), le vin descendra au sous-sol pour être élevé en cuve avant la mise en bouteille. Celui-ci sera un vin jeune, qui ne passera pas par des fûts de chêne.
La fermentation alcoolique est une étape très exothermique, et la chaleur dans les cuves doit absolument être régulée pour empêcher une élévation de la température qui serait néfaste à la vinification. La bodega utilise pour cela des panneaux de métal dans lesquels circule de l’eau à 3-4°C environ. Il est impressionnant de sentir la différence en mettant simplement la main dans la cuve. Autre phénomène pendant la fermentation, le dégagement important de CO2. Ched m’a fait descendre la tête à l’intérieur, pour "voir". Une terrible attaque de CO2 qui anesthésie le nez et fait pleurer les yeux ! Il faut donc être prudent avec ces dégagements gazeux et veiller à l’aération des locaux. Une conséquence assez drôle de ce dégagement gazeux, les parois des cuves "sentent" le vin. En effet, le CO2 étant plus lourd que l’air, il s’échappe par le haut des cuves, et redescend le long des murs. On peut donc sentir les arômes des vins en mettant son nez contre les parois.
Pendant que nous étions là, Guille et Dario pratiquaient le remontage. 3 fois par jour, on remue le rouge en fermentation. Il y a deux manières de le faire : soit on laisse le jus sortir de la cuve dans une bassine, pour ensuite repomper ce liquide pour le réinjecter par le haut, soit on pompe directement à la sortie de la cuve pour faire remonter le jus en circuit fermé, sans contact avec l’air. L’effet recherché est de remettre en contact le jus du fond de la cuve avec les peaux, la pulpe et les pépins qui sont remontés à la surface par le CO2, et éventuellement de l’aérer.
Le Sauvignon blanc a changé de cuve, à cause de l’arrivée d’un nouveau camion. Tout a été disposé dans une cuve plus grande, et la fermentation continue. Elle est maintenant bien lancée, et la quantité de gaz qui se dégage est beaucoup plus importante.
Les nouveaux arrivant sont un Malbec rosé, et un Tocai Friulano (blanc). Le rosé a été rapidement séparé de ses peaux, au bout de 12 heures environ. Ainsi, sa couleur reste claire. Les peaux récupérées après le pressurage ont été transférées dans les cuves de malbec rouge, et participent ainsi à la fermentation de ce vin. Le rosé a ensuité été ensemencé de levures, et la fermentation se fait en cuve de béton.
Chaque visite de ce genre est l’occasion de déguster les futurs vins à même la cuve. Il est très intéressant de voir la rapidité d’évolution, de même que les différences aromatiques selon les levures utilisées, sur un même cépage. Ce que je remarque également, c’est qu’il est presque plus aisé de repérer les arômes sur ces jus encore sucrés, que sur un vin déjà alcoolisé. Les vendanges ici durent environ 2 mois, ce qui veut dire encore pas mal de dégustations et de découvertes en perspective !
04 Mercredi mar 2009
Publié in Bodega, En Argentine, famille, Vie quotidienne
Vendredi dernier, la cueillette a commencé pour la bodega Jean Rivier. Depuis, c’est la valse des camions devant la cave, qui viennent décharger les précieuses grappes. L’occasion pour moi de suivre tout le processus de vinification. En effet, si on a fait plusieurs fois déjà la visite de la cave avec Charles-Edmond, c’est beaucoup plus concret de suivre les activités en direct.
Aujourd’hui je suis donc allée voir l’arrivée d’un camion chargé de raisins Malbec de San Carlos, la propriété située à 120 km de San Rafael.
Dès la sortie du camion, les raisins sont contrôlés pour étudier leur état de maturation, la quantité de déchets dans le stock (feuilles, etc…), déceler d’éventuelles maladies…Commence ensuite le traitement de ces 9’500 kg de raisin.
A la descente du camion le raisin passe dans une vis sans fin qui alimente un tapis roulant.
Le tapis roulant dirige les grappes vers un appareil à double fonction : séparer les grains de la rafle (la tige qui relie les grains) et fouler le raisin, c’est à dire faire éclater les baies afin de permettre la libération du jus et de la pulpe.
C’est à ce moment là que le processus change selon que l’on traite des vins rouges ou blancs. Mais nous sommes sur un Malbec rouge, continuons donc à suivre nos petits grains. Après avoir subi le fouloir, l’ensemble jus+peau+pépins est dirigé dans une cuve en béton dans laquelle va se faire la macération. C’est pendant cette période que le jus va acquérir sa couleur. Car comme vous le voyez (un peu) sur la photo, le jus des raisins noirs est pour l’instant…blanc ! C’est d’ailleurs à partir de raisins noirs que l’on fait du vin rosé, tout simplement au moyen d’une macération plus courte.
Malgré le fait que je vous aie fait ici le résumé du parcours d’un vin rouge (enfin, le début, vous allez avoir la suite au fur et à mesure), je vais vous parler d’un blanc qui est déjà en travail, un Sauvignon. Ce qui change fondamentalement, c’est qu’il n’y a pas de macération dans les blancs. Les raisins, après l’égrappoir-fouloir, sont dirigés dans un pressoir. A leur sortie, on les laisse reposer et se clarifier pour ne récupérer qu’un jus cristallin qui partira directement en fermentation, le moût.
Nous avons pu déguster à même la cuve ce jus, redevenu trouble à cause de la fermentation et des levures, et surtout légèrement bouillonnant, à cause de l’évacuation de CO2. Un briquet allumé placé au dessus du jus s’éteint immédiatement. Excellent, très sucré, un truc à finir sous la cuve, justement. Des arômes d’agrumes, entre autres, pour l’instant. Petit moût deviendra grand !