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Nous partons pour le Chili vendredi matin. Le départ était prévu pour 9 heures, mais à la mode Argentine nous n’avons finalement pris la route qu’à 10h30, le temps pour l’oncle Daniel de dire au revoir à tout le monde. Comme il rentrait sur Genève au départ de Santiago, nous lui avons proposé de l’amener là-bas par les Andes, comme il le souhaitait. Ca nous a aussi permis de nous faire un peu la main.

La route est magnifique pour passer la douane par le tunnel du Cristo Redentor. Nous suivons la vallée du fleuve Mendoza qui donne son nom à la province. Les ruines de la voie ferrée transandine aujourd’hui désaffectée (en service de 1910 à 1984) longent la route jusqu’à la frontière, et par moment leur trajet est vraiment impressionnant.

Voie ferrée Transandine

Voie ferrée Transandine

Voie ferrée Transandine

Voie ferrée Transandine

Après une petite halte à Potrerillos pour manger, nous continuons jusqu’au Puente del Inca. La route traverse entre autres le village de Punta de Vacas, bien connu des andinistes (vu qu’ici on n’a pas les Alpes) pour être le point de départ des excursions à l’Aconcagua, le plus haut sommet des amériques.

A Puente del Inca, nous profitons de nous dérouiller les jambes en admirant ce pont de roche et de sel. Plusieurs légendes l’entourent, et l’explication scientifique nous semble bien plate à côté de ces mythes incas et quechua qui nous font rêver.

Puente del Inca

Puente del Inca

Nous laissons derrière nous ce petit village pour attaquer la dernière partie du côté argentin. Un auto-stoppeur pris en route nous parle alors de la laguna Horcones, et nous donne envie d’y passer. Bien mal lui en a paris, il a du refaire du stop au bord de la route. Nous laissons donc la voiture devant le bureau des gardes, le secteur étant fermé pour un temps aux véhicules à cause de la migration d’une espèce d’oiseau. Avec le vent qu’il y a par ici, ces petites boules de plumes nous semblent bien courageuses…Elles se font parfois malmener, mais s’en sortent d’un petit coup d’aile ou de queue, avec une virtuosité enviable pour nous parapentistes.

Petit oiseau de la zone

Petit oiseau de la zone

Nous montons à pied, et le souffle court nous nous rendons compte que nous sommes à près de 3000 mètres. Au bout de la route, le chalet des gardiens du parc, et le départ d’une petite randonnée en direction de la lagune. La vision sur l’Aconcagua est magnifique, bien que le géant se coiffe aujourd’hui d’un chapeau de coton. Les crocs de Daniel ne sont jamais allées aussi haut, et de mon côté comme promis je fais une photo dans la neige pour les amis restés dans la froide Europe. Il nous a fallu arriver à 2900 mètres pour en trouver !

Dans la neige

Dans la neige

Les crocs face à l'Aconcagua

Les crocs face à l'Aconcagua

En toile de fond, le sommet des Amériques

En toile de fond, le sommet des Amériques

L’oncle Daniel ayant abandonné la partie en route à cause de l’altitude, nous redescendons rapidement et nous laissons la randonnée pour un autre jour. Nous retrouvons cependant Daniel au chalet des gardiens. Après une petite pause il a pu reprendre la marche. Nous décidons toutefois de retourner à la voiture. La route est encore assez longue jusqu’à Santiago, et nous n’avons aucune idée de l’endroit où nous allons dormir.

Le passage de douane se fait assez facilement, nous qui redoutions des queues et des attentes à n’en plus finir. En 50 minutes nous passons, autant dire rien du tout. La descente côté chilien est impressionnante avec le passage des caracoles (escargots).

Los caracoles

Los caracoles

Los caracoles

Los caracoles

Nous traçons tout droit jusqu’à Santiago, la nuit commençant à tomber. En arrivant en ville, nous finissons par trouver un très bon hôtel (Hotel Foresta), central et dans nos moyens. Le quartier est agréable, et nous allons nous coucher après avoir mangé dans un resto tout proche (Patagonia).

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