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Nous partons aujourd’hui pour Buenos Aires. Mission : faire sortir notre container de la douane, et transférer tout ce qu’il y a dedans dans un autre container que nous achèterons, si le prix n’est pas prohibitif. Avec tout le matos que nous avons (sport et camping), il nous servira de dépôt étant donné que nous n’avons plus de cave. Normalement des employés du transporteur devraient nous aider pour le transfert. J’espère, car je me vois mal avec mes p’tits bras bouger le frigo, la cuisinière et le lave-linge, entre autres.

Nous avons prévu sur la route une halte à Junin, où Daniel a de la famille. A 300 km de Buenos Aires, la halte sera bienvenue après presque 750 km de route. La veille du départ, nous avons lancé un pari avec Ched. Il est certain que nous ne pourrons pas arriver jusqu’à Junin sans faire le plein avec notre voiture. Nous sommes convaincus du contraire. 100 pesos sont mis en jeu.

Dimanche matin donc, c’est parti pour Junin, à 8h. Le chemin sera long, nous nous arrêtons rapidement pour acheter ce qui manque à notre panoplie du parfait routier, un thermos en sagex pour le maté, et le plein d’eau chaude. Le pari nous reste en tête tout du long, du coup nous roulons à 90 km/h et nous ne mettons pas la clim’, pour ne pas gaspiller. Nous avons intérêt à gagner pour compenser l’ennui du voyage. Sur la carte, la route a l’air tirée à la règle. En vrai c’est pareil. Quelle émotion quand tout d’un coup nous passons un courbe !!! Ah et puis chouette, un camion à dépasser, ça va mettre de l’ambiance. Il fait tellement chaud que toutes les vaches que nous voyons dans les champs sont agglutinées sous les arbres. Ces matambre et costillares sur pattes sont en train de cuire sur place. Ouvrons les fenêtres…Non, on les referme, ça fait trop de bruit…Mais quelle chaleur !

A 100 km du but, on commence à se poser des questions. Va-t’on y arriver ou pas ? Est-ce que l’on va devoir pousser la voiture sous ce soleil ou marcher 30 bornes jusqu’à la prochaine station service ? Le suspense est terrible, et Ched n’arrête pas de nous envoyer des sms pour savoir si on va finir tout cuits au bord du bitume ou pas. Apparemment lui profite de la vie avec un rosé au bord de la piscine d’un ami. Y’a pas de justice…

Enfin ça y est, nous sommes à Junin ! Pari gagné, et 100 pesos en poche ! Ca nous paiera une partie du trajet. Il nous restait 3 litres dans le réservoir, c’était juste ! On peut enfin envoyer le sms de la victoire à Ched qui se lève de la sieste, fâché. Héhéhé il nous avait sous-estimés.

Nous allons ensuite chez Andres où le « poney de garde » nous attend.

Rumba

Rumba

Heureusement elle se souvient de nous et nous laisse descendre de la voiture. Les inconnus ont par contre intérêt à rester à l’intérieur jusqu’à ce que le propriétaire de la bête lui confirme qu’ils sont invités. Une soirée tranquille avant le départ pour la capitale.

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