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Ce matin nous attendons des nouvelles du transporteur qui doit nous donner un contact à la douane de l’aéroport. Nous allons tenter de mettre un tampon supplémentaire sur le passeport de Daniel pour blinder notre dossier qui est pourtant parfaitement en règle. Une fois reçu son coup de fil, nous partons pour Ezeiza, l’aéroport international d’Ezeiza.

Là on nous dit qu’il n’est pas possible de rajouter ce tampon à posteriori, mais on nous met tout de même une petite note, histoire que nous n’ayons pas fait tout le voyage pour rien. On nous assure cependant au bureau national des migrations que nous sommes en règle, et qu’il n’y a aucune raison que l’on nous refuse l’entrée du container dans le pays.

De retour en ville, nous allons cette fois à la direction des douanes pour défendre notre dossier auprès d’autorités supérieures à l’EMBA. On nous confirme que tout va bien et qu’il n’y a aucune irrégularité. Je suis super confiante au retour de l’EMBA, Daniel beaucoup moins, il sent bien que rien ne va bouger. L’honneur argentin sera le plus fort et le douanier ne voudra pas revenir en arrière et renoncer à son pot-de-vin.

Il a raison, c’est la *#@&! totale, refus en bloc, il faut le payer sinon il n’apposera pas le tampon sur notre dossier. Le transporteur lui montre pourtant tous les accords que nous avons reçus, lui propose de téléphoner au bureau des douanes où nous sommes passés une demi-heure plus tôt, rien à faire. Il refuse de parler à qui que ce soit, et exige toujours son « pourboire ». Le bougre sait bien que chaque jour supplémentaire au port va nous coûter une fortune en stationnement et que nous finirons par payer.

Le transporteur aura fait tout ce qu’il aura pu, il aura juste pu faire descendre le prix du douanier. Nous avons du céder. La rage au ventre, nous pensons déjà à une action punitive, nous avons le nom du gars…Mais on finira bien par se calmer. Nous avons en tout cas le précieux tampon qui permettra au transporteur de sortir demain notre container de la douane.

Patrick nous sauve la journée. Il m’avait appelée le matin pour que l’on se voie chez lui en fin d’après-midi, petit apéro en vue. Nous arrivons dans le quartier de Recoleta, et en fait de petit apéro c’est un accueil royal auquel nous avons droit. Notre histoire ne l’étonne même pas, ça fait 12 ans qu’il est ici. Il sait bien comment ça marche.

Nous passerons la soirée chez les cousins Edmundo et Laura qui ont eu une petite Luciana en juillet.

Luciana

Luciana

Aujourd’hui c’est aussi l’anniversaire de ma mama d’expat’, qui a bien reçu les fleurs commandées. Y’a au moins un truc qui aura marché comme prévu aujourd’hui…

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