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Nous empruntons aujourd’hui la mythique route 40 direction le Sud. Nous traversons de splendides paysages et nous sommes ravis d’avoir un temps couvert qui rend la température supportable. Je supporte à nouveau mes lentilles et je profite donc pleinement du trajet. Les cactus sont en fleurs partout, c’est une profusion de fleurs blanches géantes. Le problème pour prendre des cactus en photos, c’est que la végétation qui les entoure est bien souvent composée…d’autres cactus. Cette photo m’a coûté plusieurs piqûres mais elle en valait finalement la peine.

Fleurs de cactus

Fleurs de cactus

Les roches se teintent à nouveau d’un rouge intense alors que nous continuons en direction de San Juan. La route 40 est magnifique, et nous sommes très déçus lorsque nous croisons un groupe d’ouvriers en train de l’asphalter…

Falaise et cactus

Falaise et cactus

Paysages de la 40

Paysages de la 40

A la mi-journée nous voyons un groupe d’oiseaux charognards tourner en rond au dessus d’un buisson. Nous les observons depuis la voiture quand nous remarquons un condor dans la spirale qu’ils forment. L’oiseau majestueux, plus craintif que les autres, s’en va dès que nous sortons de la voiture. Quel vol magnifique il a ! Nous nous approchons du fameux buisson dans lequel nous entendons d’autres charognards partageant leur festin. Un mélange de craquements d’os et de peau déchirée, un peu morbide, mais l’envie de voir les oiseaux est la plus forte. Et nous gardons l’espoir que le condor s’approche à nouveau. Il n’en sera rien, et la malheureuse chèvre que nous découvrons n’est pas là depuis bien longtemps. M’enfin, c’est la chaîne alimentaire et les charognards sont justement là pour nettoyer ce genre de carcasses.

Charognard en vol

Charognard en vol

Il nous a vu...

Il nous a vus...

Nous retournons à la voiture grignoter un sandwich, car nous aussi nous commençons à avoir faim. Nous faisons rapidement le compte des kilomètres, et nous nous rendons compte que nous allons être obligés de passer faire le plein à San Juan, ne trouvant pas de village qui ait l’air assez important pour avoir une station d’essence sur la carte. Nous souhaitons rejoindre le parc national du Leoncito, et nous prendrons donc le chemin du Sud pour y accéder. C’est tout de même curieux, j’ai 3 cartes, et la route du sud n’apparaît que sur 2 d’entre elles…Nous verrons bien. Après avoir fait le plein et roulé quelques kilomètres nous demandons notre chemin car nous avons un doute sur un croisement. On a drôlement bien fait, car la route est coupée 50 km plus loin par un barrage. J’ai donc une carte qui est plus récente que les deux autres…Voilà pourquoi la route n’était pas indiquée partout ! Demi-tour donc, 100 km pour rien…

Nous retournons au croisement à 50 km au nord de San Juan et nous prenons une piste qui borde un massif montagneux aux roches très variées le long du fleuve de Los Patos.

Rio los Patos

Rio los Patos

C’est un festival de couleurs, et nous avons une chance incroyable avec la météo qui nous offre une lumière irréelle. Ciel d’orage à l’est, couché de soleil à l’ouest, et les falaises au milieu.

Près du Cerro Alcazar

Près du Cerro Alcazar

Couleurs irréelles

Couleurs irréelles

Nous continuons jusqu’au barreal del Leoncito puis nous montons passer la nuit sous tente dans le parc national.

Sur le barreal

Sur le barreal

Nous faisons la connaissance de Marcelo, le garde-parc, qui nous informe sur le parc et avec qui nous discutons un peu de la vie de ces gardes-forestiers hors du commun. L’orage approche, nous filons nous mettre à l’abri dans la tente. Nous passons une nuit agréable bien au frais, sous la pluie. Daniel a fait le galant et a dormi avec le matelas percé, de nouveau il était un peu endolori le matin où nous avions 11,5°C. Le rêve après les 40°C de la Rioja.

Au moins on sait quoi faire...

Au moins on sait quoi faire...

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