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Je ne sais pas vous, mais moi je n’ai aucune idée du poids des fruits et légumes. Quand je vais au supermarché ou à l’épicerie et que je peux choisir toute seule, je regarde toujours la taille des légumes, le nombre de personnes ou de repas que je compte faire, et je prends, selon, 6, 8 ou 10 tomates, pour l’exemple.

L’autre soir, je suis allée à la nouvelle almacen du coin avec Laura et Luciana. Le but de la sortie, de quoi faire une salade, des patates douces grillées, et un pisco sauer. Nous sommes 4 à manger, j’ai ma liste en tête. Nous arrivons donc à l’épicerie, et nous ne sommes pas encore conscientes du fait que nous allons être l’attraction de la soirée. Apparemment ici les gens achètent plus souvent au poids qu’à la pièce, c’est-à-dire qu’ils prennent 500 g de tomates et non pas 4 tomates. Avec mon petit accent pas de San Rafael, je commande gaiement la liste que vous voyez en titre de ce billet. Et je papote avec Laura, en maillot de bain, Luciana dans les bras. Laura bien sûr avec son petit accent à elle, porteño. Déjà, au fur et à mesure, je me suis bien rendue compte que les gens ne devaient pas demander souvent  cuatro batatas …mais quand je suis arrivée à mes quince limones, c’était le sommet. Le vendeur s’est assuré deux fois du fait que j’en voulais bien autant, et a même demandé pour quoi faire. A la réflexion, lui avouer que c’était pour faire un pisco sauer n’était peut-être pas la meilleure solution, il a du se faire du souci pour Luciana, pauvre bébé entouré d’alcooliques étrangers.

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