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Il y a 4 ou 5 ans, nous avions offert à nos neveux une jument, Primavera. Nous ne le savions pas et le vendeur non plus, mais la jument était pleine au moment de la vente. Résultat des courses, après un peu moins d’une année, d’une jument la famille était passé à deux, avec l’arrivée de Patagonia.

Primavera étant d’humeur amoureuse quelques temps après avoir mis bas de Patagonia, elle s’est échappée. La famille de Daniel l’a finalement récupérée et trois ou quatre mois après son escapade, nous recevions un mail en Europe qui nous disait que la jument grossissait à vue d’œil. Quelques mois plus tard, Pampero est venu agrandir le cheptel.

Tout serait presque merveilleux en l’état, mais l’histoire ne s’arrête pas là. Les chevaux (3 donc) ont été confiés à une autre finca proche de San Rafael avec plus de terrain. Et dans cette finca vit un étalon. Je vous laisse deviner la suite. En novembre de l’année dernière, deux petits nouveaux sont apparus, un troisième petit pour Primavera et le premier poulain de Patagonia. Heureusement que Pampero est un mâle…Ces petiots pour lesquels nous n’avons pas encore de nom à ce jour (peut-être Negrito pour … le noir, mais c’est pas très inventif), ont vécu jusqu’à ce dimanche d’avril en parfaite liberté dans la finca, à gambader près de maman, et surtout en ne se laissant jamais approcher par personne. Et c’est là que l’histoire se corse.

Aujourd’hui donc, mission à la finca de Samuel, passer un licol à ces deux étalons de 6 mois pour la première fois. Mais avant tout chose il fallait les attrapper, opération qui a du nous prendre dans l’environ de l’à peu près d’une heure. Pas coopératifs du tout les jeunes. Et ma sensibilité de cavalière européenne habituée au natural horsemanship d’en prendre un sacré coup. Enfin, on n’avait pas trop le choix, étant donné que ce devait être fait en deux heures et pas 10 jours. Les cocos se sont donc copieusement jetés par terre, étranglés avec le lasso au point de ne plus respirer, les yeux exorbités et les naseaux assez ouverts pour y faire passer un train. Sans parler des 10 litres d’eau qu’ils ont perdu en transpiration.

Negrito a été le premier à se retrouver avec son licol, et sa terreur le figeait sur place mais il ne se débattait plus ou presque. J’ai donc commencé à travailler avec lui à l’européenne pendant que le deuxième tâtait de la méthode argentine. Il faut dire que ce petit marron (Chocolate ça lui irait bien en fait) a vraiment un sale caractère et une sacrée dose d’énergie. Je ne sais pas si toute seule j’aurais pu en faire quelques chose aussi facilement qu’avec l’autre. Enfin, à la fin de la matinée chacun avait son licol autour du cou, Negrito suivait en longe et Chocolate más o menos…Nous verrons bien comment ces petits vont continuer. Bientôt les photos !

Ah et au fait ! Les deux juments sont pleines à nouveau….Faites le compte !

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