Ça a commencé à 5h du matin par un gros brrouuuum, le lit qui vibre et les stylos qui font gling-gling dans le verre sur le bureau. Comme nous dormions super mal cette nuit là, nous avons sans peine ouvert les yeux pour conclure d’un commun accord que nous venions de nous faire réveiller par un tremblement de terre. Théorie confirmée dans la journée par les journaux, un séisme de 4,2 sur l’échelle de Richter dont l’épicentre était situé à 65 km au sud-est de San Rafael. On m’avait dit que c’était fréquent à cause de la Cordillère des Andes et de la faille qui la suit, mais je n’avais encore rien ressenti. La dernière fois c’était il y a deux semaines à Mendoza mais les vibrations n’étaient pas arrivées jusqu’à nous.

Aujourd’hui nous devons aller au terrain du parc pour contrôler la taille des arbres. Malheureusement, arrivés sur place le vent est trop important et ne permettra pas aux ouvriers de travailler. Nous appelons donc l’entreprise responsable des travaux pour leur dire de ne pas venir pour rien avec leur machine qui va nous coûter une fortune en taux horaire. Comme nous pensions toutefois couper du bois, Daniel Liégeon (ami de la famille) était venu avec nous pour aider et éventuellement récupérer du bois de chauffe.

Du coup, histoire de ne pas avoir fait le trajet pour rien, nous nous sommes mis à construire une passerelle que nous avons prévu d’utiliser pour les sentiers clôturés du parc. Travailler avec Daniel a été un vrai plaisir, pour une fois nous avions quelqu’un qui comprend et possède les mêmes exigences de qualité que nous. Après un petit encas empanadas-viande froide au soleil, nous terminons l’après-midi par la pose des rambardes de sécurité qu’il faudra encore assurer par des cordes afin que les plus petits ne tombent pas dans le canal.

Merci encore pour le précieux coup de main et la pause merienda chez toi en fin de journée !

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