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Je suis quelques blogs de profs avec lesquels je rigole bien (les toujours ouvrables, le blog de profette…). Leur source d’inspiration, les élèves et leurs histoires quotidiennes, parait être intarissable.

Dans le genre, je vois cependant après une semaine d’exploitation de notre parc que nous avons nous aussi un vivier phénoménal. Hier par exemple, arrive une famille, les deux parents et trois enfants. Le petit, je l’ai vu depuis le parking, n’avait pas 8 ans. Arrivent donc le père et deux de ses fils à la caisse.

Trois entrées s’il vous plaît. Quel âge a votre fils ? Presque 8 ans. Ah oui mais c’est dommage, nous ne prenons pas les enfants en dessous de 8 ans (question d’assurance, de responsabilité, de conscience du danger, touçaaaaa…). Oui mais il a PRESQUE 8 ans. Oui mais non…Et le père de rester planté devant mon petit chalet, à la limite du désespoir. Et comment je vais lui dire, à mon fils ? Ah ben c’est pas compliqué, l’espagnol n’est pas ma langue maternelle mais si vous voulez je lui dis moi-même…Et le monsieur me dit qu’il va voir sa femme et revient….Soit…

Voilà donc la famille de retour au grand complet, avec un enfant au milieu de la fratrie qui chougne (pourtant il a l’âge de faire les jeux celui-là), et la mère. Le père insiste de nouveau, je persiste dans mon refus, il se grandit alors et demande à parler au responsable. Ça tombe bien, c’est moi. Plaisir intérieur intense, proportionnel à mon début d’agacement.

Arrive Daniel, responsable aussi forcément, et avec le même son de cloche. Après quelques minutes supplémentaires de palabres, seuls le père et les deux aînés vont monter dans les arbres. Sachant que le 2e pleure. Lui qui a l’âge de jouer….ne veut pas, et est forcé par ses parents.

Au 2e parcours, ils appellent pour un secours dans les barriques. Le dodu (celui qui ne voulait pas jouer), est coincé entre deux tonneaux. Daniel part dare-dare l’échelle sous le bras. La maman lui dit alors qu’il faut rapidement soulager son fils, opéré récemment des testicules. En baudrier…pendu dans le vide…ne pas rire.

Le père et l’aîné continuent les parcours jusqu’à arriver au dernier. Que le fils ne peut pas faire, n’ayant pas 15 ans. Nouvelle séance de palabres avec Daniel, nouveau refus. Dépité, le père se lance seul, et nous rejoint Julien et moi dans le parcours rouge. Par hasard nous étions là, je m’entraînais à faire des sauvetage avec Julien. Mon acolyte au sol, je range mon matos sur la plateforme, laissant passer le père et attendant Julien qui revient. Et le père se colle dans les anneaux. Et reste planté au milieu. Vu son physique, c’était couru d’avance. Joie et jubilation, rebelote.

Julien part le traîner (y’a pas d’autre mot) sur la plateforme suivante. Et le père demande a descendre. Comment fait-on ? Vous amenez une échelle ? Julien me descend ? Non mon gars, c’est moi qui vais le faire. Et avec le sourire encore…On va bien rigoler dans ce boulot…

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