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Ou alors, en espagnol dans le texte, no puedo maaaaaaas !!! Combien de fois est-ce que l’on a entendu ça dans les arbres, surtout dans le niveau 4, le plus exigeant. Nous on ne se rend plus trop compte, sans se vanter, on peine à se rappeler ce qu’il y a de difficile. Mais on compatit quand même. Enfin, jusqu’à un certain point, récemment atteint par deux touristes en deux jours, ce qui nous a amenés à prendre des mesures drastiques.

Le premier, qui demande un sauvetage juste après la première grande tyrolienne. Oui mais je voulais juste faire la tyrolienne ! C’est ça, et nous on se cuit pour tes beaux yeux à monter à 11m de hauteur juste pour te faire redescendre après ton caprice…

La deuxième, une blonde hier soir. J’ai payé l’entrée qui me donne droit au niveau 4, donc je vais dans le niveau 4 ! Oui mais ça va être difficile, tu ferais mieux de refaire un autre niveau qui t’aura plu….Non non, j’ai droit au 4, j’y vais ! Ben tiens…

Dont acte. Y’en a assez, surtout qu’il fait passé 40° tous les jours, donc on en a eu marre de monter aux échelles pour aller chercher des capricieux fatigués pourris gâtés. Du coup, ils sont gentiment informés à l’entrée que le sauvetage dans le niveau 4 vaut désormais 20 pesos. Et avec ce qu’on gagnera, on paiera de l’eau à toute l’équipe. Parce que nous n’avons pas l’eau courante et ne pouvons donc boire que de l’eau de bouteille, qui revient vite cher. Les sauvetages nous aideront à fournir de l’eau aux guides. Aujourd’hui on a gagné deux bidons de 12 litres. Et étonnamment, les gens se donnent un peu plus de mal pour terminer le parcours rouge…

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