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Après un début de nuit agité à cause du vent qui faisait claquer les tentes, nous avons fini par nous endormir, fatigués du voyage et certainement aussi de l’altitude. Au matin, il a fallu que je me persuade très très fort pour sortir de la tente soulager un petit besoin, mais j’ai été récompensée par plusieurs cauquenes qui se baladaient près du campement. La seule autre voiture présente dans la vallée n’a pu s’empêcher de balancer sa musique à fond pour bien nous faire comprendre qu’elle allait partir…Nous nous sommes levés quelques instants plus tard, et nous avons profité d’avoir la vallée pour nous tous seuls…

Le superbe Maípo derrière nous, qui culmine à plus de 5300m

Le superbe Maípo derrière nous, qui culmine à plus de 5300m

Et la Laguna del Diamante devant, face au soleil déjà haut.

Boris face à la Laguna

Boris face à la Laguna

Ce qui est bien dans ce genre d’endroit, et plus encore en fin de saison, c’est qu’on n’est pas trop dérangés par les touristes. Il a fait très froid en plus cette nuit, de quoi en décourager plus d’un. On s’est rendu compte de la forte baisse des températures en voyant les petites gouilles d’eau encore gelées à 10h du matin…

Il a fait froid...

Il a fait froid...

En se promenant autour des petits étangs, on voyait dans le fond de petites empreintes. Effectivement, il suffisait d’attendre un peu pour voir revenir les guanacos…

Les guanacos reviennent boire devant nous

Les guanacos reviennent boire devant nous

Il a bien fallu se décider à partir. Il nous reste de la route à faire, et nous devons aussi aller faire le plein de la voiture, nous sommes juste sur le niveau d’essence. Pendant que je prends les dernières photos, Daniel et Boris terminent de ranger nos affaires dans la Toyota. Daniel s’assoit au volant, la démarre, et ressort pour jeter un dernier œil aux guanacos du coin. Nous retournons à la voiture avec Boris, et nous nous rendons compte ensemble que les portes de notre côté sont verrouillées…Daniel s’approche de la sienne…également fermée à clef. Et merde!! Oh oh !! Allô Houston, on a un problème ! La voiture, moteur allumé, s’est verrouillée toute seule, nous laissant perplexes pour trouver une solution…Nous tentons de l’arrêter, mais pas moyen d’accéder au moindre câble. Nous essayons d’ouvrir le capot, lui aussi fermé à clé, d’ouvrir une porte ou le coffre, impossible. Nous sommes de bien piètres voleurs de voiture…A 3300m d’altitude, on n’est pas prêts de trouver un coup de main…

Pendant que Daniel et Boris continuent de s’agiter les neurones pour trouver une solution, je pars à pied vers la gendarmerie pour voir s’ils n’ont pas des outils. Le seul qui s’y connaît en mécanique est justement parti avec ses collègues contrôler la frontière chilienne qui n’est qu’à 13km. Et je sens bien que celui qui reste de piquet a envie de rire en entendant mon histoire…Enfin, après avoir discuté de quelques possibilités avec lui, je repars vers la camionnette. Et j’entends le gendarme me crier qu’il la voit revenir ! Ils ont réussi ! Ils ont fini par sortir la petite vitre en triangle à l’arrière, sans rien casser en plus…

Nous repartons donc vers la plaine, soulagés et riant encore de nos têtes quand nous nous sommes rendus compte de l’affaire…Au revoir le Maípo et les guanacos ! La saison de la Laguna dela Diamante ferme le w-e prochain.

Un guanaco pose pour la dernière photo

Un guanaco pose pour la dernière photo

Nous attaquons la descente sous un soleil magnifique, mais nous voyons vite qu’en plaine il ne fait pas aussi beau que dans ces hautes régions.

Plafond des nuages à 2500m

Plafond des nuages à 2500m

Où que nous regardions, la couche est épaisse et nous rappelle un bon mois de novembre à Genève.

Les couleurs des montagnes sont toujours spectaculaires

Les couleurs des montagnes sont toujours spectaculaires

Pendant la descente, la réserve s’allume, et il nous reste 80km pour arriver à une station. Ça va être rigolo…Nous traversons la couche de nuages, il fait tout d’un coup beaucoup plus froid et humide. Au bord de la route, nous trouvons une vache qui vient de mettre bas. Le petit veau sera né dans du coton !

Pour Guigui spécialement, gros MEUH !

Pour Guigui spécialement, gros MEUH !

Comme nous devons prévoir la sortie du w-e prochain, nous passons par le Sosneado pour rentrer. Et pour que la route soit plus amusante, nous passons par la piste plutôt que par le goudron. La plaine est superbe, et au milieu trône le cerro Diamante auquel nous sommes déjà allés plusieurs fois.

La plaine du Diamante

La plaine du Diamante

Après avoir vu des vaches, des guanacos, des chèvres et des moutons, nous trouvons un petit piche sur la piste. Nous en avions déjà vu un la veille, mais pas moyen de l’attraper. Cette fois-ci, Daniel et Boris seront mieux organisés et arriveront à prendre la bestiole. Très préhistorique non ?

Attrapé !

Attrapé !

Drôle de bête

Drôle de bête

Nous sommes finalement arrivés au Sosneado, où nous avons croisé une camionnette avec un passager à poils pas comme les autres. Il se tenait sur le toit, la voiture à vitesse normale, prenant des virages et freinant sans faire particulièrement de cas du loulou.

Maípo n'y arrive pas encore...

Maípo n'y arrive pas encore...

Au bout de la piste, nous avons vu que les bassins thermaux n’avaient pas été détruits par le tremblement de terre comme le racontait la rumeur…Nous sommes allés jusqu’au puesto après l’hôtel abandonné pour préparer l’excursion suivante ! Des nouvelles mercredi prochain !

Un ibis austral dans la vallée du Sosneado

Un ibis austral dans la vallée du Sosneado

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