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Le matin au réveil, Osvaldo est déjà allé chercher les chevaux et a allumé le feu pour le maté. Il fait un temps superbe, pas de vent, et le soleil tape déjà fort !

Malik avec des petits yeux

Malik avec des petits yeux

Osvaldo cebando maté

Osvaldo cebando maté

Le temps de ranger le campement et de recharger les mules et on repart. Avant de redescendre, nous nous approchons de la cascade de l’Atuel, au bruit assourdissant.

La laguna sous le soleil du matin

La laguna sous le soleil du matin

Préparation des mules et des chevaux

Préparation des mules et des chevaux

Le chien d’Osvaldo, Arriero, ne se lève pas avant que ce soit indispensable, et termine sa nuit dans les cailloux. Incroyable ce petit chien, il nous aura suivi pendant 2 jours. Il est malin, quand il prend de l’avance sur le groupe, il ne revient pas en arrière mais attend que l’on arrive.

Arriero en plein sommeil

Arriero en plein sommeil

Une fois prêts, c’est parti en direction de la cascade. Une des mules nous suivra en liberté toute la journée.

Naissance du fleuve Atuel

Naissance du fleuve Atuel

1Cette année personne ne se baignera

Cette année personne ne se baignera

Nous amorçons le retour, et Arriero n’aura pas d’autre choix que de se remettre à l’eau. A l’entendre couiner un peu, ça doit être froid…

A l'eau petit poilu !

A l'eau petit poilu !

Un étang à l’entrée nous offre une nouvelle vue avec la lumière différente que celle d’hier soir. Les algues et pierres du fond lui donnent de belles couleurs.

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Bleu, vert, brun...

Nous faisons quelques pauses dans la descente pour se détendre un peu les muscles. Les chevaux sont chaque fois plus enthousiastes pour descendre, à mesure que s’approche la maison. Nous mangeons au milieu des restes d’une mine de souffre où nous voyons apparaître un condor…puis deux…puis trois…Tout d’un coup, une vingtaine d’entre eux tournent devant nous dans un courant thermique, c’est impressionnant.

Je pars à pied en direction de l’endroit d’où ils montaient, voir si une carcasse est visible en contrebas. Je ne vois rien, et à la remontée, je me rends compte à quel point nous sommes haut en montagne ! Au bout de 100 mètres à peine je suis complètement essoufflée. De retour avec les autres je n’ai pas d’autre choix que m’assoir 10 minutes le temps que ça passe….On se rend compte alors de l’état physique des chevaux qui montent, descendent, avec un poids sur le dos et sans effort apparent ou presque…

Nadine au repos

Nadine au repos

Et moi je m'étire l'arrière des cuisses pendant que Chocolate fait un en-cas

Et moi je m'étire l'arrière des cuisses pendant que Chocolate fait un en-cas

Nous croisons une tache de neige en cours de route, qui donne une petite touche de fraîcheur au voyage. Nadine, avec ses voyages en Argentine n’avait pas vu de neige depuis 2 ans ou presque.

Brrr...

Brrr...

On commence à sentir le petit goût de la fin, des images plein les yeux et la passion des chevaux, des condors et des montagnes bien ancrée.

Ca descend sévère !

Ca descend sévère !

En passant dans la dernière vega, je vois au sol une drôle de chose noire, et en descendant de mon cheval pour en avoir le cœur net je n’ose pas y croire. Une plume de condor ! Magnifique, noire, immense comme ce roi du ciel. Nous la ramenons avec nous et elle trône maintenant dans le chalet de l’administration du parc.

Nous arrivons enfin en vue de la vallée. Enfin, c’est surtout Malik et Nadine qui disent ça !

On arrive

On arrive

Après avoir déchargé les chevaux et rangé les affaires, nous nous rendons compte qu’il nous manque 200 pesos pour payer Osvaldo. Nous ne voulons pas rester dans cette situation avec lui, donc Malik et Daniel vont partir à Malargüe chercher ce qu’il manque à la banque. La première idée est de nous déposer au puesto d’Osvlado.

Au moment où nous allions partir, je me rends compte qu’Osvaldo va rentrer à cheval. Il reste deux heures de rando pour arriver jusque chez lui. Je lui demande si je peux rentrer avec lui, ce qu’il accepte sans problème. Nadine souhaite venir aussi, et j’étais certaine qu’elle savait combien de temps il restait à cheval. En fait non…La pauvre…

Elle finira complètement moulue, endolorie de partout. De mon côté j’ai partagé un bon moment avec Osvaldo, nos chevaux marchant à la même allure. Nous passons la soirée chez lui, il nous aura préparé un petit chivo délicieux. L’intérieur de sa minuscule maison est simple et très rustique, sans revêtement au sol ni aucun confort, mais impeccable. Son fils Nicolas est là aussi et nous sert un maté réparateur, après être rentrés de nuit.

Nous dormirons chez eux en montant les tentes devant la maison de pierres. Elles ne sont pas scellées, sauf le mur qui fait face au vent dominant de la vallée. Au matin, il nous expliquera où se trouve sa maison d’hiver, un peu plus grande, en bas de la vallée. Et nous invite pour un asado cet hiver. Nous viendrons avec plaisir…

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