Pour l’eau de la maison, nous sommes dépendants de la rivière qui passe au fond du parc, gérée par le barrage du Valle Grande. Chaque année, les autorités ferment les vannes pendant une durée de 2 à 3 mois, le temps de laisser le barrage se remplir pour préparer l’été, et aussi pour permettre l’entretien des canaux d’irrigation.

Du coup, tout ce temps-là nous nous retrouvons à sec. Heureusement, Pablo avait fait creuser un petit puits pour sa maison de vacances, et nous pouvons nous servir là-dedans. La pompe est beaucoup plus petite que la notre et il nous faut 2h pour remplir nos 2000 litres au lieu de 15 minutes, mais ce petit confort n’a pas de prix.

Ce n’est pas le cas de tout le monde dans la vallée. Certains habitants, assez proches de l’eau, arrivent tout de même à se servir dans le petit filet qui coule en permanence pour permettre aux poissons de rester en vie. Les autres n’ont pas d’autre solution que d’acheter des camions d’eau livrée par la mairie, ce qui finit par coûter une fortune à la fin de la saison.

Les loulous y trouvent en tout cas leur compte. Ils ont une haleine poissonnée depuis quelques jours, cherchant et grattant dans le canal à sec pour manger les poissons qui n’ont pas eu le temps de partir. Déjà lors de l’inondation Wayra partait à la chasse au crabe et se délectait des truites abandonnées par la rivière au milieu du parc.

Canal à sec

Canal à sec

On en trouve des choses

On en trouve des choses

Où on voit que c’est décidément Canela la dominante du groupe. Quand Maípo trouve un petit os ou un poisson, elle le lui prend entre les pattes sans même qu’il songe à protester. Il repart juste un petit peu plus loin pour en chercher un autre.

Chacun le sien

Chacun le sien

L’autre détail que les chiens ont rapidement compris, c’est que maintenant on peut traverser la rivière. Et de l’autre côté, il y a les vaches qui les ont nargués tout l’été et qui les rendaient fous. Le soir ou le matin, quand les bovidés viennent boire dans le lit de la rivière, on entend nos poilus aboyer sans arrêt jusqu’à ce que la grosse bête placide veuille bien partir. Un nouveau terrain à explorer, ça ne me plaît que moyennement. Qui va garder la maison si les chiens partent en vadrouille ?

La seule qui n’y va pas c’est Wayra, qui est toujours beaucoup plus casanière que les deux autres explorateurs. Mais comme elle ne fait pas peur à grand monde…

De plus, le service d’irrigation a coupé la rivière avec 2 jours de retard sur le programme. Et moi j’aimerais bien être certaine qu’au moment où ils vont relâcher l’eau mes loulous ne soient pas de l’autre côté…Va falloir être vigilants…

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