Mots-clefs

, , , , , ,

Aujourd’hui nous continuons vers le nord après la nuit à Caá Cati, et nous faisons une pause à Ituzaingo, au nord des marais d’Iberá que nous verrons d’ailleurs au retour. Visite technique pour changer, nous allons voir le barrage de Yaciretá, 4e plus grand ouvrage du style dans le monde. Il s’agit d’un barrage sur une plaine, donc la profondeur du lac n’est jamais très importante, par contre son étendue est gigantesque. L’inondation de la zone fait d’ailleurs l’objet de plusieurs controverses, étant donné qu’il aura fallu exproprier plusieurs dizaines de milliers de personnes en Argentine et au Paraguay. Bien entendu, la guide nous présente ces relogements sous leur meilleur jour, imaginez-vous, des gens qui vivaient dans des maisons en planches ont maintenant un toit en dur, chacun ayant reçu une maison entièrement meublée et avec tous les services d’eau et d’électricité inclus. Le problème est que ces gens, qui vivaient certes pauvrement mais avec de la terre à cultiver, se retrouvent parqués dans des lotissements, sans travail ni ressources. Mais la jeune fille est sympathique et ce n’est pas de sa faute, je ne poserai donc pas la question qui fâche, à savoir de quoi vivent maintenant ces gens là ?

Salle des machines dans le barrage

Salle des machines dans le barrage

La visite est très intéressante, et me permettra de passer illégalement en terres paraguayennes lorsque nous entrerons dans le mur du barrage, au milieu de l’île de Yaciretá aujourd’hui engloutie presque entièrement. On nous présente le côté écologique de la construction, l’énergie propre, et l’ascenseur à poissons. Toutes les heures, 4 paniers géants font passer les poissons qui se présentent devant le mur en amont du barrage. Un préposé établit un pourcentage de poissons de chaque espèce, et selon la proportion décide de la force du courant artificiel à mettre en place devant les ascenseurs pour attirer les poissons. Cette réunion des espèces donne lieu à un carnage en règle devant l’entrée du panier, les prédateurs étant mélangés avec leurs proies dans l’impossibilité de fuir…

Ascenseur à poissons

Ascenseur à poissons

Des portes de sécurité assurent le mur en cas de crue, et ont été calculées pour laisser passer deux fois plus de débit que la plus grande crue connue sur le fleuve Paraguay.

Un petit tour dans le village d’Ituzaingo en partant, on prend des empanadas pour la route, et nous mettons le cap sur le parc de Teyú Cuaré, à côté des ruines de San Ignacio. En face de nous, le Paraguay (nom du fleuve et du pays).

Attention, 600m, difficulté moyenne, ça va pas être simple !

Attention, 600m, difficulté moyenne, ça va pas être simple !

Vue sur le Paraguay

Vue sur le Paraguay

Dans le parc nous ne sommes pas très gâtés pour ce qui est des animaux, mais nous verrons tout de même notre premier agouti du voyage. Avec l’un des sentiers nous pourrons aussi descendre au bord de l’eau.

La première médiocre photo d'agouti du voyage

La première médiocre photo d'agouti du voyage

Le soir nous dormons à San Ignacio dans un hôtel qui ne ressemble pas à grand-chose à l’extérieur, par contre la chambre est spacieuse et confortable, pour un prix très intéressant avec petit-déjeuner. Si près des ruines nous avions peur de nous faire allumer avec le prix, mais ce qui nous a décidé est le wi-fi disponible. Il ne fonctionnait pas à notre arrivée, mais Daniel a bien fait comprendre au réceptionniste que c’était ce qui nous avait fait venir dans son établissement. Autant dire que dans cette période de disette touristique ça l’a motivé…

Publicités