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C’est frustrant, mais aujourd’hui il fait beau et nous reprenons la route. Nous longeons le fleuve Urugua-í et partons en direction d’Obera, Apostóles puis Iberá.

Devant l'Urugua-í, en face le Brésil

Devant l'Urugua-í, en face le Brésil

Nous avons du linge à laver, le passage dans la boue rouge de Misiones ayant fait des ravages. Nous nous arrêtons donc à Obera et je laisse le tout à une laverie pendant que Daniel va faire la queue à la banque pour … payer une amende, ramassée le premier jour alors que nous allions chez Alba et Stef’. A la sortie, nous avons du temps à tuer en attendant le linge, nous allons donc dans un resto-bar avec wifi histoire de répondre aux mails et se tenir un peu au courant de l’actualité. Au moment de partir, le patron allume l’écran géant, dans une heure le dernier match de qualification de l’Argentine va commencer. Nous n’allons pas laisser passer cette occasion de nous intégrer dans la culture locale, la lessive n’est de toute façon pas prête donc nous restons regarder le match. Le patron tremblera plus d’une fois pour les plateaux en verre de ses tables. J’améliore également mon répertoire d’insultes et jurons en tout genre. Pas question de demander un café en milieu de période, il faut attendre la mi-temps et concentrer alors toutes les demandes.

Après la qualification de l’Argentine, première de son groupe, nous passons voir à la laverie si par hasard nos vêtements ne seraient pas déjà prêts. Ben non. A croire que tout le monde regardait le match. Nous partons donc faire un tour en ville, mais Obera n’est pas vraiment un centre touristique. Un parc dans lequel on peut soit disant voir plus de 100 espèces d’oiseaux dans leur habitat naturel est en fait un regroupement de cages dans un petit jardin. De même, le parc des communautés, présentant les différentes cultures ayant immigré à Obera ne fonctionne en fait que pendant la fête de l’immigration (imaginons ça en France, 2 secondes…) mais le prospectus omet de préciser ce détail. Bref, d’échec en échec, il est l’heure d’aller chercher notre linge. Pour aller plus vite, j’aide la patronne à plier ses draps et nos t-shirts tandis que sa fille revient de l’école toute bariolée de bleu et blanc, forcément…

Comme il n’est pas trop tard, nous mettons le cap sur Apóstoles où nous passerons la nuit.

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