Le Zonda ici c’est comme le fohen de chez nous. En mieux. Enfin, en pire, en plus grand quoi, comme tout dans ce pays gigantesque. Est-ce parce que la masse d’eau du Pacifique est plus grande que la mer bordant l’Italie, ou parce que les Andes sont bien plus hautes que les Alpes ? Allez savoir…Toujours est-il que les tempêtes de zonda sont à juste titre redoutées dans la région. Et s’il fait très chaud au moment où souffle le vent, on peut déjà se mettre à la recherche des doudounes dans l’armoire pour le jour suivant.

Le Zonda était premièrement annoncé pour jeudi soir, puis l’avis de tempête a été repoussé à cet après-midi. Ce matin, Javier m’a appelée pour aller faire un vol en parapente, petit plouf tranquille du matin, l’idéal pour reprendre l’Epsilon en main. À 10h15 j’étais à la base, à 10h45 nous sommes montés au déco (vive la ponctualité des porteños). Premièrement trop mou, puis trop fort, une petite fenêtre m’a finalement permis de décoller. Un vol tout doux en zigzag pour chercher les petites bulles, mais encore rien de formé à cette heure du matin. On gardait tout de même un œil attentif sur le côté ouest, tout moche à l’approche du Zonda.

Javier m’avait avertie de me tenir sur mes gardes pour l’aterro, certainement plus dynamique que le décollage. Ça n’a pas raté, ça a brassé un peu, mais rien d’insurmontable. Selon Mercredes, lui faisait des petits « ouchs » à chaque fois que mon aile se balançait avant de poser.

De retour au parc, les premières bourrasques se font sentir, et c’est le mal de tête qui m’assaille. Après manger, n’y tenant plus, comme il y avait très peu de monde de toute façon, je pars m’allonger un moment…10 minutes…1 heure et demie pour finir…Saleté de vent. Les changements de pression et d’humidité sont tellement importants et tellement brusques que souvent l’effet sur les personnes est dévastateur. Plus encore pour ceux qui sont sensibles des voies respiratoires, attention aux asthmatiques…

Enfin, ce soir c’est grillades chez Cecilia, en l’absence de Ched c’est Daniel qui sera à la parilla ! Faut espérer que ce p..t.n de vent s’arrête !

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