Pas un groupe ne vient au parc sans nous rappeler l’aventure des 33 mineurs chiliens. Un mois maintenant qu’ils sont sortis, et qu’ils profitent ou fuient cette soudaine notoriété, selon la personnalité de chacun. En Argentine les journaux se sont vite calmés sur le sujet pour parler du recensement 2010 puis de la mort du mari de la présidente qui secoue encore la politique interne du pays. On va avoir du spectacle jusqu’aux élections de l’année prochaine.

En Europe d’après ce que je vois dans les journaux sur le web, quelques articles sont sortis pour faire le point après un mois de liberté. Au Chili les problèmes quotidiens sont en train de reprendre le dessus, et la population attend du président qu’il les résolve aussi bien qu’il a géré la libération des mineurs. Autant dire une utopie…

De notre côté, sans télé ni radio et suivant l’actualité européenne plus que toute autre dans les journaux, nous aurions déjà oublié ce passage de l’actualité de nos voisins chiliens si tous les groupes venant au parc n’entonnaient pas l’hymne des infortunés à chaque fois qu’on leur met un casque sur la tête. « Somos los mineros de Chile! » crient-ils à tue-tête. Et après deux mois de fréquentation d’ados en pleine puberté dans le parc, on aimerait des fois bien qu’ils aillent s’enterrer 70 jours pour « voir comment ça fait ». Cette période est excellente pour nous au point de vue de la fréquentation, les scolaires venant par groupes de 50, parfois 3 fois par jour. En plus c’est simple de s’organiser, tout étant réservé à l’avance. Mais parfois on se demande si on a été frappés aussi fort qu’eux par l’âge bête. Heureusement on ne s’en souvient pas. Et on rit le soir en se remémorant les « perles » que l’on a entendues dans la journée.

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