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Alors voilà, le jour de la remise des prix est arrivé et il a bien fallu y aller. L’invitation convoquait pour 21h30 et je voulais être ponctuelle pour leur montrer que c’est possible. Passant juste avant chez Marcel poser un truc il m’a convaincu avec un verre de Sauvignon Blanc de l’inutilité de la chose, ça fait plus de 40 ans qu’il essaie. Je suis donc arrivée à l’hôtel de la réception à 22h15. Ça a commencé à 23h.

En arrivant j’ai croisé le peut-être futur président de la chambre du tourisme de San Rafael. Accompagné de sa femme, ils m’ont tenu compagnie pendant la soirée. Heureusement qu’ils étaient là car étant distinguée par un prix ma place était imposée sur une des tables dans la salle préparée pour 500 personnes. En ratant le concert de Leon Gieco je n’avais même pas moyen de choisir à côté de qui m’assoir. Ils ont donc rempli les places « génériques » de la table où j’étais qui devait comporter deux personnes de la chambre du tourisme.

Après les salutations laborieuses car les gens avaient un temps d’arrêt avant de me reconnaître (j’ai VRAIMENT fait un effort), nous avons pris place et tenté de nous concentrer sur les discours. Pas simple étant donné le brouhaha, la musique et le désintéressement du public. Ont parlé le directeur du tourisme de la province, celui de la nation, le maire de San Rafael et le gouverneur de la province.  Peu ont écouté. Et le repas a commencé. Il était minuit passé (j’ai ensuite appris que le concert s’était terminé à 0h30 et donc que j’aurais très bien pu y aller et arriver à peine en retard à la réception, ce qui serait passé inaperçu).

Heureusement que Fabio m’a avertie quand la remise des prix a commencé parce que dans le bordel désordre ambiant je ne m’en étais pas rendu compte. J’étais la première. Celui qui devait me le remettre ne s’en n’est pas non plus rendu compte et donc j’ai attendu comme une nouille une minute qui m’a parue une éternité face à 500 personnes qui visiblement ne se préoccupaient pas de ce qui se passait. C’est finalement le directeur du tourisme de San Rafael qui m’a remis le prix, et j’ai du lui faire un bisou…Pendant ce temps celui qui devait me le remettre arrivait en courant depuis le fond de la salle. Ont suivi plusieurs autres prix et distinctions, qui n’ont pas plus attiré l’attention que la mienne. J’ai échappé au discours, c’est déjà ça. J’ai aussi été présentée au gouverneur, à qui j’ai aussi du faire un bisou…Décidément…

Après le dessert, pas moyen de m’échapper, immédiatement il y a eu l’élection de miss tourisme. 10 (je crois) jeunes filles de bonne famille en lice, allez savoir si elles ont posé pour des photos osées une fois dans leur vie (cf la dame au chapeau). Ce qui est sûr c’est que personne ne prend le risque de les faire parler, c’est vraiment « sois belle et tais toi ». Élection impartiale sous contrôle d’un notaire. A ma table nous n’avons jamais pu avoir en main un seul carton de vote, tous ont été récupérés par deux filles qui soutenaient certainement la même candidate. Il était toutefois drôle de voir à quel point l’élection était le clou de la soirée. C’est d’ailleurs le seul point de la soirée de gala qui ressortait dans les journaux du samedi.

Un groupe est ensuite monté sur scène et m’a donné l’occasion de m’échapper après leur première chanson à 2h15. Demain plusieurs journalistes viennent au parc, toujours dans le cadre de la fête du tourisme qui s’étend sur deux jours, c’est là qu’il va falloir marquer des points.

Prix à l'innovation touristique

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