Ici pour se marier il faut passer à l’hôpital pour des analyses, comme je vous le disais hier. Ce matin, je suis allée au labo à 8h comme demandé pour récupérer les résultats. Que l’on m’a remis à 8h40, mais c’est pas le pire.

Mes premiers papiers en poche, je suis partie à l’état civil où je devais retrouver Patrick et Sandra, mes témoins. Parce que j’en ai 3 au total pour le mariage, eux-deux devant signer pour certifier que je vis en Argentine. J’ai pour cela besoin des photocopies de leur carte d’identité, de leur signature et d’un code 228. Les codes ça s’achète à la banque ou à la bourse du commerce et … ben faut faire la queue pour les avoir. J’en avais un depuis quelques temps, payé 25$, acheté alors que je pensais pouvoir l’utiliser avec mon visa échu. Entre le moment où je l’ai acheté et ce matin, le prix avait augmenté et il coûte maintenant 35$. Avec un peu de bol ai-je pensé, elle ne va pas le voir.

Elle l’a vu. Et elle me dit donc qu’il n’est plus valable. Moi je l’avais déjà vue cette fille, justement lorsque j’étais venue essayer de négocier pour mon visa, avec un médecin sympa qui a des relations dans l’immeuble. Je lui rafraîchis la mémoire. Elle me dit « ah ouiiiiii, tu étais venue avec Juan Martiiiiin ». Et de me dire que finalement le papier on va le laisser comme ça, pas besoin de retourner faire la queue pour 10$. Première étape validée, Patrick et Sandra nous abandonnent et on convient de se retrouver dans un café une fois que Daniel et moi aurons terminé avec le service des mariages.

C’était compter sans la pomme du sous-sol. Elle regarde les formulaires de l’hôpital et avec un air contrit nous dit que le mien n’est pas valable parce que sur la dernière ligne il manque mon 2e prénom (qui apparaît en grand en haut du formulaire). Qu’a cela ne tienne, on le rajoute nous même. « Oui mais non » nous dit-elle, parce que l’encre du stylo et l’écriture ne correspondent pas, il faut retourner à l’hôpital de toute façon pour qu’ils valident le rajout. Elle part vérifier auprès de sa supérieure et revient avec la même mine de merlan frit. Un peu « calientes » nous lui faisons remarquer que c’est tout de même un scandale de nous faire perdre notre temps pour l’erreur de quelqu’un d’autre et d’être aussi tatillon sur un point si débile, quand leur formulaire officiel est bourré de fautes d’orthographe. Ça ne sert à rien mais ça nous décharge.

J’ai donc du repartir pour l’hôpital où je suis passée devant tout le monde, sans faire la queue. A mon air les gens ont bien compris que ce n’était pas le moment de faire chier de rigoler. L’infirmière était bien désolée, et papier en poche je suis repartie à l’état civil, demandant en sortant à Lidia si cette fois-ci il ne manquait rien. Rien selon elle, à part le oui à fleur des lèvres….Ben voyons…

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