Depuis le mariage, j’ai le droit de demander la « residencia precaria« , passage obligé avant la « residencia permanente« . Parmi tous les papiers à présenter, il y a l’extrait de casier judiciaire français, dûment apostillé. Après avoir demandé le certificat et l’apostille en France, mes parents l’ont posté par service super rapide (on ne va quand même pas faire de la pub), malheureusement tombé sur le w-e de Pâques. Le papier a fini par arriver en moins de 10 jours, ce qui comptant 4 jours de non activité est un record.

J’en avais pris un lorsque nous avons déménagé pour venir vivre ici, mais il a fallu le renouveler car j’avais remis les pieds en France entre temps. Ce qui explique cette course contre la montre maintenant, je dois réussir à obtenir la « precaria » avant de partir en Europe à nouveau sous peine de devoir recommencer…

Ce matin je suis donc partie à la recherche d’un traducteur assermenté avec mon papier fraîchement reçu. Dans cette combinaison de langues il n’y en a pas à San Rafael, va falloir chercher du côté de Mendoza. Toutefois, j’ai pu à nouveau remarquer comme souvent les gens vont essayer de vous sortir du pétrin alors que rien ne les y oblige. Au tribunal, où sont normalement recensés les traducteurs assermentés, je suis tombée sur une employée très sympa (après être passée par 4 bureaux différents) qui s’est prise de sympathie pour mon histoire. En papotant pendant ses recherches infructueuses, elle a ensuite été déranger son voisin de bureau en ré-expliquant toute l’histoire. Il s’avère que la sœur de la femme de celui-ci est mariée avec le frère d’un français que l’on connaît bien. Le contact est ténu mais suffit à enclencher la machine solidaire. La première appellera son père parce qu’elle se souvient que son frère avait du réaliser des traductions assermentées lors d’une histoire avec un autre français de la province. Je prends un maté avec elle en attendant que son père rappelle.

Elle finira par me donner un contact au consulat, mais je vais tenter tout de même de frapper en premier à la porte de l’Alliance Française de Mendoza…Ça marche. il est presque midi et quart, il me reste peu de temps pour courir après une enveloppe et filer à la poste déposer mon courrier pour qu’il arrive à l’Alliance demain matin. La traduction devrait être prête pour vendredi, ce qui me permettrait de passer au bureau d’immigration lundi…En espérant que tout se goupille bien pour la dernière ligne droite…

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