On y croit, ce matin je lance la procédure pour demander la résidence en Argentine. 8h du matin, je vais à la Bolsa de Comercio pour acheter le code qui me permettra de faire légaliser la traduction de mon casier judiciaire (vierge, je tiens à le préciser). No hay sistema, c’est une phrase qu’on entend assez souvent, il me faut donc aller au Banco Nación ou à Superviele. Au premier, je manque de tomber à la renverse en voyant la file d’attente, il est pourtant tôt. Je file à l’autre, youpi, personne. Me voilà partie pour le tribunal pour faire légaliser la traduction. Je m’attends à un échec, et j’avais raison. San Rafael ne dispose pas de la signature de ce traducteur de Mendoza, il aurait fallu le faire là-bas. Chose qu’aurait du faire l’Alliance d’après ce qu’ils m’avaient dit au téléphone mais tant pis. Je vais tout de même à Migraciones tenter ma chance, je ne suis pas certaine que la légalisation était nécessaire pour la traduction vu qu’elle a été faite par un traducteur assermenté.

Le préposé est tout seul avec pas mal de travail et me propose un rendez-vous. Comme Julio est en vacances et que Daniel va partir à BA, je ne peux pas me libérer et doit rester au parc. Il accepte donc de me revoir à 12h pour tout passer en revue et entamer la procédure. Je file boire un café chez Nicole et retourne au bureau d’immigration. On attaque vite vite avec le monsieur, parce que la banque va fermer et je ne pourrais pas aller payer la taxe si on traîne trop. Et c’est là que tout s’arrête…Il ne me trouve pas dans le système. Enfin, il me trouve, mais avec une sortie du pays et pas de nouvelle entrée depuis…Autrement dit, je ne suis pas là…Impossible dans ces conditions de démarrer les formalités de résidence…Le seul moyen, envoyer une photocopie certifiée de mon passeport à Mendoza puis à la douane de l’Aconcagua, dernier endroit par lequel je suis entrée, pour qu’ils me notent manuellement dans le système…Mais pas le temps de faire tout ça car la semaine prochaine nous partons en vacances….C’est cuit pour cette fois…

Bon, on se laisse pas abattre, de toute façon je ne peux rien y faire. Je retourne chez Nicole pour manger, et pour une balade à cheval que l’on a prévue il y a quelques jours. Après le repas avec ses parents, Gustavo nous rejoint alors que nous préparons les 4 chevaux.

Une brouette de selles !

Une brouette de selles !

Je monterai le petit nouveau, qui n’a pas encore de nom. Nicole l’a échangé contre la jument que nous lui avions donné, qui mène maintenant une vie de reproductrice dans une grande finca du coin. Ce petit pinto convenait mieux pour les randonnées à cheval qu’elle propose dans son hôtel.

Le nouvel arrivé

Le nouvel arrivé

Pour moi qui apprécie les chevaux plutôt petits, ce coco est vraiment bien. En plus il a un excellent caractère, très obéissant et respectueux du cavalier, et une frite bien agréable.

Préparation de Pampa

Préparation de Pampa

Pampa c’est le grand de la bande, le cheval de Gustavo. Un sacré carafond, à ne pas mettre en toutes les mains.

Nicole et Gustavo prêts au départ

Nicole et Gustavo prêts au départ

Nicole et Ashna, moi je suis avec le "nuevito"

Nicole et Ashna, moi je suis avec le "nuevito"

Va falloir le baptiser

Va falloir le baptiser

En balade on s’amuse bien vu que nous savons tous monter. Pas mal de galops au bord du canal, on essaie de ne pas faire la course pour ne pas énerver Ashna qui a tendance à rapidement se prendre au jeu. Mais mon p’tit ch’val a vraiment bon caractère et supporte les dépassements intempestifs de Gustavo qui profite à fond de l’énergie de Pampa.

Pampa devant

Pampa devant

Saya et Ashna derrière

Saya et Ashna derrière

Où je retrouve le côté agréable et sans souci des chevaux d’ici. Certes le dressage est beaucoup plus rude pour l’animal que ce que nous faisons en Europe. Mais le résultat est là, des chevaux qui se dépassent au galop sans que tout parte en sucette, on peut rester au pas quand les autres vont plus vite et vice versa, si on souhaite un galop et que les autres non, le cheval va répondre à son cavalier, pas à l’appel du groupe.

Un juste milieu serait appréciable…Évidemment, certains éleveurs arrivent au même résultat en douceur mais c’est loin d’être la majorité, et cela prend beaucoup plus de temps (temps que l’on a dans le domaine du cheval en Europe et pas forcément ici où un cheval est fait plus pour travailler que pour le loisir).

Au lendemain de la balade, je redécouvre à quel point les abdos sont utilisés lorsque l’on monte à cheval…

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