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Quand nous vivions ici je faisais souvent du cheval avec Anne. Du coup en visite nous avions envie de reprendre l’activité. sa jument est maintenant dans une écurie derrière Lausanne, entourée de jolis itinéraires de balade. Elle avait pris le soin de demander un cheval à une amie et nous sommes parties pour 2h de chevauchée en forêt et dans les champs vaudois.

Paddy allait être mon compagnon d’aventure. Je crois que je suis rarement montée sur un cheval aussi grand. Mon truc c’est les petits, si on tombe c’est de moins haut. Après avoir levé la jambe pour monter sur la bête, nous avons commencé par de grandes descentes de route avant d’entrer dans les bois et de pouvoir galoper à loisir.

Le plus dur aura été de me remettre à la mode européenne pour monter à cheval. En Argentine c’est relativement basique et diablement efficace. On talonne ça avance, on tire les rênes ça freine, d’une main on guide à droite ou à gauche. Ici c’est plein de subtilité et tout se fait en finesse, il a fallu s’en rappeler. Il nous aura bien fallu 30 à 40 minutes à Paddy et moi à s’habituer l’un à l’autre. Je le sentais déstabilisé dans mes mains, ne sachant où poser sa tête, bougeant arrière-main et avant-main sans comprendre ce que faisaient mes jambes, pauvre loulou…De mon côté, en plus de le sentir mal à l’aise il fallait que je me fasse à ses foulées de géant.

Au bout d’un moment, il reprenait ses habitudes racontées par Anne, une sortie de la tête sur le côté pour échapper à la mise en place, c’est donc que de mon côté j’étais sur la bonne voie. Comme souvent, c’est au moment où lui et moi étions à l’aise que la balade s’est terminée. Nous n’avons donc pas d’autre solution que de recommencer…

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