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Depuis plusieurs années Yann est pilote de planeur. Je n’avais encore jamais eu la possibilité d’aller voler avec lui quand nous habitions ici, emplois du temps de fous, conditions pas valables, liste d’attente pour les vols…A peine arrivés cependant il m’a appelée pour aller faire un tour. Ça vaut le coup de s’expatrier !

Nous somme donc partis vers 11h30 de Genève pour Montrichet, où sont stationnés les planeurs. Nous avons pris un biplce et Blaise, un ami, a de son côté un mono place de compèt. Il est du coup bien moins chargé que nous mais nous essaierons de nous voir en vol. Sur la piste de départ nous sommes stationnés en 3e position et Blaise juste derrière. Chaque rotation de l’avion « tracteur » prend environ 10 minutes.

Le remorqueur de retour

Le remorqueur de retour

Nous sommes 3e pour le départ

Nous sommes 3e pour le départ

En attendant que le remorqueur vienne nous chercher, Yann et Blaise sont allés avancer le 2e planeur. Je reste en bout de piste quand il est temps pour le premier de la file de partir. Attaché dans son avion, le pilote cherche quelqu’un qui le connecte au remorqueur. Comme je suis la seule sur place, je vais apprendre vitesse grand V à faire ça ! Yann revient et après avoir disposé le planeur de Blaise il s’équipe pour que nous puissions partir.

Ne pas oublier un bob ou autre couvre chef !

Ne pas oublier un bob ou autre couvre chef !

Les nuages bourgeonnant sur le Jura sont très prometteurs et tous les pilotes trépignent pour partir. Une fois en ligne avec le remorqueur, Yann demande a être déposé « là où ça monte », au-dessus d’une grande ferme dans le Jura. Effectivement ça monte et après avoir fait le plafond nous partons vers l’est.

Une belle Oméga sous notre aile

Une belle Oméga sous notre aile

La quantité de planeurs et parapentes en l’air est impressionnante. Nous sommes pourtant en semaine. Du coup le senseur de proximité bipe souvent et nous sommes à l’affut de tout ce qui bouge. Un planeur d’ailleurs nous passera au ras des moustaches, allumant son détecteur alors qu’il nous croise en l’air. Le pilote avait dû l’oublier et passer si près de nous lui a instantanément rafraîchi la mémoire…

Sur les bords du lac

Sur les bords du lac

Mon pilote

Mon pilote

Avec Yann nous sommes des warriors et malgré le sale temps sur les Alpes nous avons décidé de traverser sur La Gruyère. Effectivement le temps est tout pourri (on avait bien remarqué mais c’était pour voir) et c’est par les poils que nous arrivons à nous refaire de retour le long du Jura. En direction de Fribourg nous avons traversé la TMA de Payerne, pour laquelle Yann a du demander une autorisation. En plein dans l’axe de la piste nous nous sommes faits soulever par un thermique. Trop beau pour le laisser passer, nous faisons discrètement 2 tours avant de continuer notre chemin. Ces quelques mètres gagnés nous ont bien aidés pour la suite !

Dans un thermique de village au pied du Jura

Dans un thermique de village au pied du Jura

Nous avons repéré Blaise, lui aussi de retour après être parti sur le nord alors que nous croisions vers les Alpes.

Blaise au dessus

Blaise au dessus

Le temps se couvre temporairement ici aussi et donne naissance à un bel arc-en-ciel !

Jeux de lumière avec la pluie

Jeux de lumière avec la pluie

Yann aime l’adrénaline et me confie donc les commandes. C’est une sacrée usine à gaz pour maintenir le coucou dans le thermique. J’ai fait un beau piqué, suivi d’un presque décrochage, ça bouge ! Et Yann de me dire « tu vois c’est pas simple ». En même temps je n’avais jamais dit le contraire ! Entre les pieds et les mains le pilotage est drôlement complexe !

Youpiii !

Youpiii !

Après 4h de vol, il est temps de rentrer au club, nous sommes attendus à Genève chez Stephen. En arrivant au-dessus du terrain on se met dans le carrousel pour la destruction d’altitude et l’atterrissage.

Des planeurs au-dessus et au-dessous, chacun sa place

Des planeurs au-dessus et au-dessous, chacun sa place

La première question de Blaise au sol est pour savoir si mon estomac a supporté le vol. Brillamment moi je dirais ! Nous avions pensé faire un petit vol accro avec le remorqueur avant de partir mais le temps presse, ni Blaise ni nous n’avons le temps de rester. Dommage…Mais quelle journée !

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