L’idée du jour est de monter voir la lagune du Negro Francisco. Il y a visiblement deux chemins pour monter, la route et la piste. Pourquoi faire simple. On redescendra par la route, mais on monte par une trace visible sur le gps et aussi sur quelques cartes. Comme il y a un refuge en haut et un poste de douane, on part avec de l’eau mais on achètera de quoi grignoter en haut (se souvenir pour ne pas refaire l’erreur plus tard).

Les réserves d'essence

Les réserves d'essence

Montagnes colorées

Montagnes colorées

Piste pour la lagune

Piste pour la lagune

On fait les clowns

On fait les clowns

La piste est par endroits un peu compliquée à cause de la neige mais on continue confiants. On monte beaucoup, et on passe bientôt les 3000 mètres. Yann et Zabou avec leur passage en Équateur ont déjà un peu pris le coup, mais pour nous c’est le début, et on sent bien l’effort à la respiration. Sur une zone un peu marécageuse Daniel insiste un poil trop fort…et pose la camionnette sur le châssis. C’est parti pour le premier sauvetage des vacances. On se rappelle qu’on a un peu d’eau mais toujours rien à manger. Nous sommes à plus de 3000 mètres et au bout d’un moment il devient difficile de mettre un pied devant l’autre en portant des pierres pour les mettre sous les roues.

Heureusement qu’on a pris le cric gonflable de Marcel. Ça nous a sauvé la mise. On a du la lever 4 fois mais au moins on a fini par la sortir. Au bout de deux heures d’efforts le terrain est un peu dévasté…Pas trop le choix que d’en mettre un grand coup, personne ne passera par là avant l’été…

Et on lutte...

Et on lutte...

Enfin c'est bon !

Enfin c'est bon !

On n’abandonne pas si vite et on se dit que par un autre chemin ça peut passer. Pas du tout. Toutes les vallées sont couvertes de neige à partir de 2500 mètres et on ne parvient pas à rejoindre la lagune.

Des petits bourricots

Des petits bourricots

C'est désespérant...

C'est désespérant...

On a beau avoir un 4×4, il faut renoncer. En repassant à Copiapó nous allons à l’Office du Tourisme pour voir ce que l’on peut faire d’autre dans la zone. On nous prend pour des cinglés quand on annonce jusqu’où on est allés. Apparemment des mineurs chiliens se sont perdus dans une tempête de neige quelques jours plus tôt et l’accès à la montagne est fermé, même par la route…On repart par la côte jusqu’à Caldera où on trouve un petit hôtel abordable en se mettant à 4 dans la même chambre. Le soir nous mangeons des empanadas dans un restaurant de friture qui laisse sur nos vêtements un fumet indéfinissable…