Alors que la vallée de la lune se visite le soir, il vaut mieux être au Tatio au lever du soleil. Réveil à 5h. On plie tout et on décolle à 6h pétantes. Nous suivons les panneaux en direction du site et nous voyons plusieurs voitures qui passent en sens inverse. L’une d’elles s’arrête enfin et nous dit que la route est fermée quelques kilomètres plus haut à cause de la neige, et qu’il faut passer par une autre piste. On rebrousse chemin en rouspétant, avec tout ça on va louper le créneau horaire. S’il faut y être aussi tôt c’est que le matin la différence de température entre l’air et l’eau des geysers est importante et donc le paysage est plus impressionnant.

On monte et il fait froid !

On monte et il fait froid !

Au loin les premières fumeroles

Au loin les premières fumeroles

On a vraiment l’air d’arriver sur une autre planète, mis à part tous les mini-bus qui encombrent le parking. Tout est silencieux, hormis les sifflements et crachotements des geysers. La foule est finalement tout à fait gérable, la plaine est grande, et il y a des geysers pour tout le monde.

Contre-jour

Contre-jour

Ca fume

Ca fume

Même s’il est « tard » pour le spectacle, c’est tout de même magnifique et on profite bien.

Une belle colonne

Une belle colonne

De belles fumées fantomatiques

De belles fumées fantomatiques

Les eaux dégagées par les geysers sont chargées en substances diverses et variées qui créent de drôle de couleurs un peu partout.

Jaune et orange

Jaune et orange

Ou vert...

Ou vert...

Une grosse marmite

Une grosse marmite

Alors que les groupes commencent à quitter les lieux, Nous sortons de quoi prendre le petit-déjeuner. Les oiseaux sont curieux et viennent profiter des miettes.

Table improvisée

Table improvisée

Maté tiédasse

Maté tiédasse

Mouette des Andes

Mouette des Andes

Un autre opportuniste

Un autre opportuniste

Zabou et moi profitons de mettre notre carnet de bord à jour. Daniel et Yann partent faire des photos. Les tours-operators partis, la tranquillité est totale, seulement troublée par le sifflement des geysers. Daniel se fait des copines à grandes z’oreilles.

On dirait des lapins de Pâques

On dirait des lapins de Pâques

Les viscaches ne sont pas très farouches et se laissent approcher pour se faire photographier sous toutes les coutures.

Grandes moustaches aussi

Grandes moustaches aussi

Alors que les garçons reviennent on replie tranquillement les affaires du petit-déjeuner. En sortant du site on remarque un étang duquel on ne s’est pas encore approché. Quelques minutes plus tôt il était surpeuplé de touristes. Nous allons voir, il s’agit en fait de bains thermaux. Il fait 3° à l’ombre, 15° au soleil et il y a beaucoup de vent, mais la piscine est tentante. Pendant que les garçons testent Zabou et moi allons faire quelques photos de geysers que nous n’avions pas encore vus.

A gros bouillons

A gros bouillons

De retour vers le bassin, on décide de s’y mettre avec Daniel et Yann qui s’amusent bien. L’eau arrive par des petits ruisseaux bouillonnants (vu l’altitude l’eau bout vers 82°C au lieu de 100°C) et se déverse dans le bassin. Une fois dans l’eau on se rend compte que l’eau arrive aussi par de petits jets sortant du fond. Ce qui déclenche de sacrés éclats de rire à chaque fois que l’un d’entre nous se brûle par surprise.

Froid la tête

Froid la tête

Faut pas laisser dépasser trop longtemps

Faut pas laisser dépasser trop longtemps

La décision de sortir est difficile à prendre, ça caille. Nous sommes tous seuls sur le site, jusqu’au lendemain plus personne n’entrera. Après avoir si bien profité nous laissons tomber les bains de Puritama, certainement bondés à cette heure-ci…alors que nous avons pu être tous seuls au Tatio. Nous repartons par le même chemin en prenant le temps de faire des photos, parce qu’à la montée on a été bien vite.

Des lamas au bord de la route

Des lamas au bord de la route

Des oies qui se trémoussent

Des oies qui se trémoussent

La rivière qui était gelée ce matin

La rivière qui était gelée ce matin

Une pose pour carte postale

Une pose pour carte postale

Les volcans fument aussi

Les volcans fument aussi

Le volcan Putana fume tranquillement, un gros panache zone s’étend au-dessus de son cratère et sur son flanc. De retour à San Pedro, on s’installe à l’hôtel et on fait notre petite lessive de maillots de bain. Nous avons acheté des empanadas en route, on profite de la terrasse ensoleillée. C’est aussi les vacances après tout. Le soir on se décide à aller boire un verre en ville, mais c’est raté. Une coupure d’électricité générale nous fait retourner à l’hôtel manger un petit yogourt avant d’aller au lit. Pour demain on verra bien, tout dépend de la mine de Chuquicamata.