Après un bon petit-déj nous préparons la voiture pour la journée. Un appel à la mine de Chuquicamata m’informe que la visite ne sera pas possible avant 3 semaines. Bon, pour la visite technique des vacances c’est mort. Tant pis, on verra en Bolivie si on en trouve une à visiter. Nous partons donc pour les lagunes de Miscanti et Miñiques. C’est serré sur les horaires avec la fonte des neiges, donc on se dépêche. Une fois là-haut c’est l’arnaque. On nous fait payer le prix d’entrée complet alors qu’on ne peut marcher que 150 mètres avant d’être arrêtés par la neige.

Laguna Miscanti

Laguna Miscanti

Il y a un peu de neige...

Il y a un peu de neige...

Frustrés on repart, mais on nous fait attendre que tous les mini-bus soient arrivés en haut avant de pouvoir redescendre. De retour en bas on se dirige vers la lagune Chaxa…elle aussi payante pour moins de 200 mètres de sentier. Aujourd’hui nous sommes dans un mauvais jour avec les entrées de réserve, donc nous rebroussons chemin. En hors-piste nous entrons ensuite sans le vouloir dans la Quebrada de Jere, cherchant un endroit pour pique-niquer. Après nous être rendu compte de notre erreur, on décide de sortir par la grande porte … mais sans freiner devant le poste des gardiens…C’est gonflé mais ça passe.

Dans la descente vers le salar d'Atacama

Dans la descente vers le salar d'Atacama

Volcan Lascar

Volcan Lascar

Quebrada de Jere

Quebrada de Jere

Nous nous dirigeons ensuite vers le salar d’Atacama pour voir ses yeux. Ojos del Salar, deux trous parfaitement ronds remplis d’eau salée. Sur le chemin nous passons devant l’entrée (payante) de la lagune Cejar, que nous déclinons poliment. Faire payer la photo de chaque gouille d’eau du salar d’Atacama commence à nous gonfler sérieusement. Le préposé qui nous reçoit est compréhensif et nous envoie un peu plus loin pour voir un autre lac…gratuit pour l’instant. Attention, ce n’est pas le fait de payer l’entrée aux réserves naturelles qui nous déplaît. Il nous semble normal de protéger ces espaces et de rétribuer les gens qui s’en occupent. Ce qui nous semble fou c’est de faire payer une fortune pour chaque petite lagune, sans aucune infrastructure d’accueil. C’est vraiment la photo que l’on paie. Ces endroits n’ont aucune commodité sanitaire, aucun centre d’interprétation permettant d’en apprendre plus sur la zone, et les employés ne savent faire qu’encaisser les entrées sans aucune explication supplémentaire. Une entrée générale au salar avec un centre géré par du personnel qualifié nous semblerait bien plus appropriée.

Nous poursuivons notre route jusqu’à arriver au bord de la lagune suivante. Le paysage change complètement et on se croirait en pleine savane africaine. Les flamands roses se laissent tranquillement prendre en photo. On a failli avoir un joli problème de batterie, ainsi posés au milieu de nulle part. L’alarme de la voiture s’est mise en marche mais sur un volume tellement faible qu’on l’a entendue grâce au silence de mort qui règne ici. Après avoir cherché au niveau des fusibles, Daniel fini par enlever le boîtier général de l’alarme et le problème est terminé.

Et si c'était le Kilimanjaro derrière

Et si c'était le Kilimanjaro derrière

Flamands roses

Flamands roses

Surprenant paysage

Surprenant paysage

Nous retournons à la voiture en faisant attention à ne pas trop nous mouiller les pieds dans les marais et nous poursuivons à la recherche des deux trous ronds. Bien sûr il n’y a aucun panneau, manquerait plus que les touristes puissent voyager sans agence. Nous trouvons finalement une grande gouille parfaitement lisse. On commence à faire quelques photos alors que je pars à pied pour essayer de trouver le deuxième bassin qui ne devrait pas être loin. En vain.

Youhou !

Youhou !

Jeux de miroir

Jeux de miroir

Les reflets dans l’eau nous inspirent. Dommage que le bassin soit trop petit pour que les montagnes puissent s’y refléter.

Solita

Solita

L’eau des bassins est fortement salée, et il paraît que l’on flotte dedans de la même façon que dans la mer morte. Qu’à cela ne tienne, il y a des courageux volontaires pour essayer (pas moi). Outre le froid, l’idée de rester pleine de sel pendant des heures ne m’intéresse absolument pas. Avec la peau de chiotte sensible que je me trimballe, je vais finir pleine de boutons.

Ca flotte !

Ca flotte !

12°C dans l’eau, du vent bien froid, fallait vraiment avoir envie de tenter l’expérience.

Tout est bourré de sel

Tout est bourré de sel

En repartant nous nous sommes rendu compte que ce n’était pas ce trou qui faisait partie de Ojos del Salar, mais deux autres un peu plus loin. Bien nous en a pris, les « officiels » sont plus sales, bondés, et avec beaucoup moins d’eau. Nous longeons la lagune par le sud pour aller voir le coucher du soleil. Même s’il y a pas mal de monde, c’est moins couru que le coucher de soleil du Valle de la Luna.

Au bord de la lagune

Au bord de la lagune

Là oui on voit la Cordillère

Là oui on voit la Cordillère

Je rencontre un chilien-belge qui me demande de lui prendre une photo avec sa famille. Sa femme est mexicaine. Sympa, on papote un moment. Ce qui fera sourire les autres parce que ce n’est pas trop mon style (cf rencontre avec Roco), qui disent alors que pour le reste du voyage je ne parlerai plus avec des inconnus, j’ai eu mon quota ce soir. De retour à San Pedro nous faisons des provisions pour la Bolivie où nous serons quelques jours sans épicerie ni essence. Nous pensons passer par le Hito Cajon apparemment ouvert, malgré les mises en garde foireuse des gendarmes.

Superbes couleurs

Superbes couleurs