On charge la voiture le matin et on quitte San Pedro de Atacama. On fait toutes les formalités de sortie sous les fumeroles du Lascar et du Putana. Le douanier est sympa et nous fait des copies supplémentaires pour que nous n’ayons pas de problème lors de notre retour en Argentine. Ce n’est apparemment pas courant pour des locaux de traverser deux pays avec sa voiture avant de rentrer chez soi. Le passage Hito Cajon est ouvert, c’est une bonne nouvelle.

Le Lascar

Le Lascar

Le Putana fumant

Le Putana fumant

La route passe au pied du Licancabur que nous avons vu tout au long de notre séjour à San Pedro de Atacama.

Majestueux Licancabur

Majestueux Licancabur

Nous arrivons enfin au poste de douane. Rien à voir avec ce qu’on nous a racontés, tout se passe tout seul. Les formalités pour nous, l’entrée dans la réserve naturelle…Plusieurs 4×4 sont là et on nous demande si nous n’avons pas vu monter un véhicule similaire depuis San Pedro. En fait plusieurs agences vendent les excursions en Bolivie depuis le Chili. Les 4×4 chiliens montent les touristes à la douane, où ils sont prise en charge par des prestataires boliviens. Un bon moyen de ne pas s’embêter avec les formalités. Pour notre voiture d’ailleurs on nous envoie à un autre poste douanier à plus d’une centaine de kilomètres. Nous avons 4 jours pour profiter de la réserve.

Poste de douane Hito Cajon

Poste de douane Hito Cajon

Tous équipés de bidons d'essence

Tous équipés de bidons d'essence

Nous cherchons le passage entre les deux lagunes, Blanca et Verde. Il ne fait pas trop froid pour l’instant, on a de la chance. En traversant la rivière une forte odeur d’arsenic se fait sentir, c’est pas le moment de se baigner. On prend quelques photos depuis le mirador et on continue.

Laguna Blanca

Laguna Blanca

Sont fous ces canards, tout est gelé

Sont fous ces canards, tout est gelé

Ca sent fort l'arsenic...

Ca sent fort l'arsenic...

Les poulettes en Bolivie

Les poulettes en Bolivie

Laguna Verde

Laguna Verde

Splendides paysages. Nous passons par le désert de Dali puis nous arrivons au salar de Chalviri.

Désert de Dali

Désert de Dali

Photographe en action

Photographe en action

Au pied du Cerro Polques quelques touristes se baignent dans un bassin thermal. Nous ne savons pas quand nous retrouverons une douche, nous ne sommes donc que peu inspirés. Pique-nique et maté au bord de la lagune avec des mouettes.

Couleurs changeantes

Couleurs changeantes

Pause casse-croûte

Pause casse-croûte

Mouette chantante

Mouette chantante

Nous poursuivons jusqu’aux geysers de Sol de Mañana. Ce n’est peut-être pas la meilleure heure pour les voir selon les puristes, il ne fait pas très froid, mais si jamais on repassera demain. On a failli les rater, seule une petite fumerole nous a attirés sur la gauche. Si le Tatio était impressionnant, là c’est carrément surréaliste. On respire des vapeurs de souffre à 4900 mètres en se promenant entre les marmites de boue bouillante. L’altitude se fait vraiment sentir, on boit énormément, heureusement qu’on a acheté de nombreux bidons d’eau à San Pedro.

Sol de Mañana

Sol de Mañana

Vaut mieux pas tomber dedans

Vaut mieux pas tomber dedans

De grandes marmites, des petites...

De grandes marmites, des petites...

Un site vraiment impressionnant

Un site vraiment impressionnant

Odeur entêtante du souffre

Odeur entêtante du souffre

Les garçons s’amusent à jeter de la neige sur un geyser à la sortie du site. La vapeur sort à une pression folle, on se croirait à côté d’une turbine. Le fait de jeter de la neige dessus le fait expulser vapeur et neige à plusieurs mètres, on rigole bien. Reprenant la route, nous bifurquons vers Apacheta pour faire les formalités de la voiture. Nous arrivons à 5028 mètres dans une usine d’acide borique. Zabou peine un peu, l’altitude et les vapeurs de souffre ne font pas bon ménage. Plus de 30 minutes d’attente alors qu’il n’y a personne. Dans leur bureau les douaniers se chauffent à la géothermie. Forcément…

L'oxygène se raréfie

L'oxygène se raréfie

À la descente le but est d’arriver à la Laguna Colorada. Vaut mieux pour nous car la nuit sous tente ne doit pas être trop envisageable à cette altitude. Selon les explications du garde-parc à la douane nous y trouverons diverses options de refuges. On s’arrête au premier que l’on trouve, devant lequel trône déjà un 4×4. 30 bolivianos par personne. Ça nous change des tarifs chiliens. Pas de douche, ni d’eau chaude, ni de chauffage. Au moins on a un toit sur la tête. On nous annonce -20°C pendant la nuit. On se fait du souci pour la voiture, le diesel se congelant rapidement. Quand on en parle au chauffeur du 4×4 déjà présent ça le fait rigoler. Ici toutes les voitures fonctionnent à l’essence (qui ne gèle pas). Selon lui on n’est pas près de repartir. Heureusement on avait prévu un peu d’additif anti-gel. Le mode d’emploi recommande la moitié de la bouteille pour un réservoir plein. On mettra la bouteille entière dans un demi-réservoir. Et les bidons de secours à l’intérieur du refuge. On rencontre 6 jeunes en voyage, 5 français et 1 américain. Ils ont fait un stage à Buenos Aires puis un voyage d’un mois. Après une sympathique soirée on se couche dans la chambre. Il ne fait déjà plus que 6°C.

Bonne nuit !

Bonne nuit !