Après un premier réveil à 5h30 grâce au klaxon du taxi qui venait chercher Yann et Zabou, on se lève finalement à 7h30 pour aller déjeuner. Argentina nous voilà ! José le réceptionniste nous a annoncé 10 heures de route mais nous sommes plus optimistes. On mettra quand même près de 8 heures tellement la piste est mauvaise.

La ville de Potosi dans le fond

La ville de Potosi dans le fond

Le Cerro Rico

Le Cerro Rico

40 Km/h, on ne risque de toute façon pas d'aller plus vite...

40 Km/h, on ne risque de toute façon pas d'aller plus vite...

Il y a une belle route en construction mais de nombreux tronçons ne sont pas encore habilités. On se fait donc brasser sur la tôle ondulée en regardant avec envie le beau ruban de goudron encore inaccessible.

On sent approcher le NOA

On sent approcher le NOA

Au-dessus de la route

Au-dessus de la route

Vallée au bord de la route

Vallée au bord de la route

À la douane tout se passe assez rapidement, j’ai juste le temps de me glisser dans le bureau du préposé avant l’arrivée d’un car de 50 personnes.

Un peu moins de 3000 km et on sera chez nous

Un peu moins de 3000 km et on sera chez nous

On passe la rivière et ça y est ! On est de retour chez nous…ou presque. Nous passons quelques coups de téléphone maintenant qu’on a récupéré du réseau, et on part pour la Laguna de Pozuelos dont j’ai entendu parler plusieurs fois en bien. Avec de la chance les garde-parcs ont un refuge, parce que là on est un peu en roue libre pour ce soir. En chemin on s’arrête faire des photos d’un petit rongeur sur la route. Pas farouche il se laisse photographier.

Le bicho en question

Le bicho en question

On descend de la voiture pour s’approcher et il bouge à peine (mais il n’est pas malade, faut pas croire). Du coup j’essaie de l’attraper. Et j’y arrive. Bien mal m’en a pris, la bestiole a du répondant et le me fais croquer le doigt. À tel point qu’alors que je secoue ma main il tarde à lâcher. On désinfecte et on oublie en riant ce moment de solitude. Nous arrivons enfin au parc, fermé. Nous sommes à 3600 mètres selon le panneau. On file tout de même vers la lagune, rien n’est fermé et il n’y a pas de panneau d’interdiction. On plante la tente. La végétation n’a pas l’air de souffrir du gel, ça doit aller. Le pire de l’hiver est peut-être déjà passé et les -25°C annoncés par le panneau d’entrée ne seront pas pour nous.

Au printemps ça doit être magnifique

Au printemps ça doit être magnifique

Le campement

Le campement

Après être allés faire des photos des oiseaux nous revenons au campement. Nous préparons un riz sans sel, on n’en a plus. Le paquet dit 13 minutes de cuisson. Au bout de 35 minutes dans l’eau bouillante nous nous résolvons à le manger TRÈS al dente. En altitude la cuisine c’est vraiment pas ça. La température baisse, on s’installe dans les sacs et dodo. Entre quelques réveils que l’on met à profit pour ajouter des vêtements on dort relativement bien. Quand le thermomètre atteint -15°C dans la tente on se dit que repartir avec la camionnette demain va être difficile…