Lundi matin, 7h je sors Maípo, 9h je vais donner à manger aux trois bestioles dehors. Bizarre, Wayra délaisse sa gamelle alors que d’habitude elle ne pinaille pas trop sur celle du matin. Je m’approche pour la caresser et je vois un bout de ferraille qui lui sort de la gueule. Au début j’ai pensé qu’elle avait mangé quelque chose d’attaché à un bout de fer qui était resté à mi-chemin dans le gosier. Que nenni, elle a pris en gueule un hameçon qui s’est planté dans sa gencive.

Nous voilà bien, avec un groupe scolaire qui arrive dans 30 minutes. J’appelle le vétérinaire qui me propose de venir, mais je préfère lui amener la chienne pour qu’il ait tout son matériel sur place (et par la même occasion éviter les frais de déplacement). Il me donne rendez-vous à 14h. La chienne n’a pas l’air de souffrir tant qu’on ne lui touche pas la joue, comportement normal. Je l’enferme dans la véranda pendant que le groupe est là histoire que personne ne lui tripote ce bout de métal qui lui sort de la babine.

A 14h le groupe s’en va et je file à Rama Caída chez le véto. Il regarde un peu et n’hésite pas longtemps avant de me dire qu’il va falloir une anesthésie. J’y avait bien pensé aussi, pas question de lui sortir ce truc à vif. Le premier produit ne fonctionne pas bien (il m’avait avertie que cela pouvait être à double tranchant) et la chienne s’agite beaucoup sur la table. Deuxième injection, un décontractant musculaire, Wayra s’écroule. Mais ne dort pas. Son œil reste ouvert à nous regarder nous affairer au-dessus d’elle. Une fois la chienne immobilisée en dix secondes tout est fait. Pas de point nécessaire, on désinfecte bien, une injection antibiotique et c’est fini.

Le véto m’aide à déposer Wayra dans la voiture (elle pèse pas loin des 20kg à la sortie de l’hiver) et j’attaque le retour avec une ordonnance d’antiobios pour 5 jours. A la sortie du patelin, la Tchitchi commence à pleurer fort. Désespérée. Elle ne bouge pas mais râle affreusement. Ça va être long jusqu’au parc. Arrivées à la maison elle continue de plus belle. Julio qui est sorti prendre des nouvelles me l’amène dans la maison. Il faut la laisser au calme dans un endroit chaud. J’allume la salamandre et on l’installe sur le matelas de Maípo. Elle ne peut pas encore bouger mais nous suit sans arrêt du regard en pleurant.

Au bout d’une petite demi-heure elle arrête de pleurer mais est toujours immobilisée. Ce n’est qu’au bout de 3 heures qu’elle arrive à sortir de la maison. À partir de ce moment-là plus moyen de la garder dedans, elle ne veut que sortir. On prend garde à ce qu’elle reste bien au soleil pour avoir chaud. Le lendemain je lui prépare ses croquettes avec du bouillon pour les ramollir et elle est ravie de remanger. Tout va bien, la mésaventure est terminée. 5 jours de cachets et on oublie…Sacrée Wayra…