La cerise sur le gâteau de ces 3 jours c’était pour le mardi. Après une grosse matinée à l’expo, je suis allée retrouver Rocío au zoo pour voir le nouvel œuf et rendre visite aux pensionnaires de l’île. La date présumée d’éclosion est pour dans 20 jours, et généralement c’est assez précis. Nous retrouvons Nico avec qui nous allons retourner l’œuf et le peser (enfin Rocío, parce que n’importe qui ne peut pas le toucher).

Aca 'ta !

Aca 'ta !

Le poussin se développe bien selon les ovoscopies, et l'oeuf perd normalement du poids

Le poussin se développe bien selon les ovoscopies, et l'oeuf perd normalement du poids

Courbe de poids de l'oeuf

Courbe de poids de l'oeuf

Avant de le remettre dans l’incubateur, Rocío le retourne tout doucement.

Rotación !

Rotación !

Nous avons ensuite attendu que les température et humidité de l’incubateur se stabilisent avant de partir vers le bureau de Vanesa et Luis, les responsables du projet PCCA. Depuis le temps que je fais des traductions pour eux je ne les avais jamais rencontrés. Nous en avons profité pour partager quelques matés, pendant que Luis décidait des prochains animaux à suivre avec les satellites. Quelle n’est pas ma surprise quand, alors que nous entendons des pas dans l’escalier, Vane me demande si je connais Roberto Bubas. Bien sûûûr ! J’avais d’ailleurs acheté son livre lors de mon dernier voyage à Peninsula Valdez avec mes parents. Un film sur sa vie sera normalement terminé d’ici deux ans, avec (l’espère le réalisateur) Viggo Mortensen dans le rôle de Beto. Superbe après-midi donc, avec les « stars » de la protection de la faune emblématique d’Argentine…

Vane, Luis, hernán, Beto, Rocío et Nico

Vane, Luis, hernán, Beto, Rocío et Nico

Après ce moment passé au bureau, nous partons avec Rocío et Nico voir les animaux de la Isla, accompagnés par Beto. Luis et Vane ont fini leur journée.

Apu, tristement arrivé ici après avoir tué sa femelle à Temaíken

Apu, tristement arrivé ici après avoir tué sa femelle à Temaíken

Apu, mâle majestueux, se retrouve ici après avoir montré des problèmes comportementaux à Temaíken. Je me rappelle bien de lui, nous l’avions vu lors de notre visite du BioParc l’année dernière. Alors que nous marchions dans le zoo depuis un moment (je ne suis pas fan du tout des zoos, et chaque fois moins), nous sommes passés par la zone andine, et cet oiseau était là, enfermé dans une cage qui lui permettait tout juste de déployer ses ailes pour monter ou descendre en clopinant le long de la montagne artificielle lui servant d’abri. Bien que le parc soit magnifique et les animaux bien soignés, cette image m’avait miné le moral. Le pauvre, le voilà ici, en évaluation comportementale…

Apu, le roi déchu

Apu, le roi déchu

Patte typique d'un charognard, pas de serres...

Patte typique d'un charognard, pas de serres...

Nous sommes ensuite passés vers les cages des oiseaux en attente de réintroduction. Les adultes sont séparés des jeunes, permettant toutefois à ceux-ci de s’identifier à des semblables de leur espèce. En isolement humain, nous ne pouvons les observer qu’à travers de petits trous de regard pour qu’ils ne nous voient pas.

Elles ne nous voient pas mais elles sont curieuses

Elles ne nous voient pas mais elles sont curieuses

Nous rendons également une petite visite à Konka, toujours là. Elle était revenue au PCCA après une tentative de libération ratée. Refusant de s’éloigner du refuge, elle a plus d’un animal de compagnie que d’un oiseau sauvage…

La petite Konka

La petite Konka

Elle sera certainement destinée à la reproduction de poussins à libérer, à l’éducation des jeunes et aux dons de sang pour les animaux secourus par le PCCA. En sortant nous croisons le perroquet du coin, la mascotte des bénévoles. Rocío joue à cache-cache avec lui derrière son pull et ses cheveux. C’est drôle de le voir gonfler ses plumes à chaque fois qu’elle réapparaît.

Yasí

Yasí

Après cette belle bouffée d’oxygène en plein centre de la capitale, il a bien fallu retourner à la FIT. A la fermeture du stand, j’ai repris un taxi pour aller à l’hôtel Bauen où étaient hébergés les participants de San Rafael. Le bus, parti avec une heure de retard, a encore dû s’arrêter à Carmen de Areco pour le repas du soir (à 23h30, moi j’aurais tiré droit sur San Rafael, mais bon…).