J’étais allée au Valle de la Luna avec Magui et Carina en décembre après avoir assisté à la libération de Yana Ñawi à Huaco. A cause des pluies nous n’avions pas pu visiter tout le parc, nous avions dû nous limiter aux trois premières stations. Avec mes parents nous y sommes retournés lors de leur visite chez nous, et cette fois il a été possible de parcourir le trajet en entier. Nous avons malheureusement manqué le cañon Arco Iris de Talampaya parce que l’excursion était déjà partie quand nous sommes arrivés. Manquée de peu, ce sera pour une autre fois.

Nous sommes donc retournés à l’entrée d’Ischigualasto et nous nous sommes mis dans la caravane pour la visite. Après l’avoir visité une première fois avec Carina, photographe, j’avais des envies de prises de vue…

Les nuages aidant...

Les nuages aidant...

La visite commence par le Gusano, qui en fait se comprend à la fin du parcours, quand on en est le plus éloigné. Le nez dessus, le ver, on ne le voit pas bien…

Trouée dans la roche

Trouée dans la roche

Perspective végétale

Perspective végétale

Carina fait souvent des photos avec l’avant ou l’arrière plan flou, je tente avec mon petit numérique… Je n’ai pas osé prendre le tout bel appareil photo de Daniel, toujours peur que des poussières rentrent dedans en changeant l’objectif. En plus c’est bien connu, ce n’est jamais le bon qui est dessus… Quand on a le grand angle il y a un guanaco qui passe, et alors que le zoom est installé, c’est le paysage qu’il faut prendre…

Même le sol mérite d'être pris en photo

Même le sol mérite d'être pris en photo

Nous sommes vite rejoints par un couple de retraités français en voyage longue durée avec un camping-car. Ils ont déjà fait l’Afrique et la partie sud de l’Argentine. Comme ils ne parlent pas espagnol, ils profitent de mes explications. Le guide nous renvoie tous rapidement à nos véhicules pour aller à la seconde station, le Valle Pintado. Par expérience je sais qu’il vaut mieux laisser passer le peloton devant pour avoir le temps de s’arrêter faire des photos sur le chemin.

Deuxième étape du parc

Deuxième étape du parc

Un petit coup de pub

Un petit coup de pub

Recherche de cadre

Recherche de cadre

Le trajet suivant est un peu plus long pour aller à la Cancha de Bochas. La traversée du lit de la rivière à sec permet de se rendre compte des dimensions.

Traversée

Traversée

Gris devant et bleu dans le rétro

Gris devant et bleu dans le rétro

Le Sphinx

Le Sphinx

Un petit lézard sur une boule

Un petit lézard sur une boule

Les Français me racontent leur déception de devoir participer sans arrêt à des visites organisées, déçus de ne pouvoir circuler dans les réserves à leur guise. C’est vrai que des fois c’est pénible, alors que l’on aimerait prendre le temps de s’imprégner des lieux et faire des photos, il faut vite repartir et suivre la caravane. Je leur explique qu’il n’y a pas moyen de faire autrement à cause de l’indiscipline des gens. Nous en avons d’ailleurs immédiatement un exemple.

Un guanaco apparaît, et bien entendu un des visiteurs n’aura de cesse de s’approcher de lui jusqu’à ce qu’il s’éloigne, passant pour cela allègrement les limites des chemins marqués de pierres. Lui aura sa photo, les autres visiteurs non, mais quelle importance… Voilà le pourquoi du comment, et avec leurs questions et leurs idées toutes faites les petits retraités commencent à me fatiguer (ce qui, pour les gens qui me connaissent, veut tout dire)…

Le guanaco est parti

Le guanaco est parti

De retour aux voitures, nous apercevons ce que nous allons visiter maintenant, nous rapprocher des murs rouges du fond du parc, zone que je n’avais pas pu visiter la première fois.

Comme un goût de Talampaya

Comme un goût de Talampaya

Prochaine station, le Submarino. Nous sommes dans les derniers, le paysage nous faisant nous arrêter plusieurs fois. Nous manquerons du coup les explications du guide qui ne peut se permettre d’attendre tous les retardataires, mais en compensation il ne nous casse pas les pieds pour qu’on se dépêche.

El Submarino

El Submarino

Alors que nous visitons le site du sous-marin, j’entends le guide rappeler un visiteur à l’ordre. Je me retourne, et traduis immédiatement les remontrances à la retraitée française qui voulait « prendre une photo ». Et voilà, s’il n’y a pas moyen de visiter les réserves sans guide, il y a bien une raison. L’éducation que mes parents m’ont donnée et leur présence m’empêchent de dire à cette femme ce que je pense, mais je n’en pense pas moins. Et ces commentaires seront d’ailleurs les derniers mots que je leur adresserai… Incroyable…

Celui qui trouve la situation amusante c’est par contre le guide, qui se demande un peu ce que je fais là à parler français avec une voiture portant un logo touristique, et parlant espagnol… Je lui parle un peu de notre parc, un petit coup de publicité fait toujours du bien.

Drôle de cactus

Drôle de cactus

Les noms ne sont jamais très inventifs...

Les noms ne sont jamais très inventifs...

En redescendant nous traversons en direction des falaises rouges. Deux petits guanacos nous permettent de rattraper la photo manquée à la station précédente.

Deux guanacos

Deux guanacos

Le trajet est un peu plus long, et il est évident que quand nous arriverons sur le dernier site, les autres seront déjà en train de repartir.

Direction El Hongo

Direction El Hongo

Nous arrivons sur le site du champignon, l’image emblématique du parc d’Ischigualasto.

Talampaya est de l'autre côté de ces falaises

Talampaya est de l'autre côté de ces falaises

La tour de pierre tellement connue

La tour de pierre tellement connue

Les poussières ambiantes ne facilitent pas la prise de vue pour faire ressortir le rouge des falaises. Je retourne quelques pas en arrière pour m’amuser aux profondeurs de champ.

Flou derrière...

Flou derrière...

...ou flou devant

...ou flou devant

Après cette superbe visite nous retournons à l’entrée du parc pour manger quelque chose. J’aurais encore bien aimé monter au sommet du Cerro Morado, mais faute de participants la sortie n’est pas organisée. Retour donc à l’hôtel, et une excuse supplémentaire pour revenir.

Dernier trajet jusqu'à la sortie

Dernier trajet jusqu'à la sortie

Les montagnes ressemblent à celles de Barreal

Les montagnes ressemblent à celles de Barreal