A la sortie d’Esquel au matin, nous comptons 16 condors dans le ciel. Décidément, notre voyage est sous le signe du messager des dieux. Lors de notre petit-déjeuner avec Hernán, nous avons parlé de ces moments magiques partagés lors des libérations de condors, et du mysticisme entourant cet oiseau. Pourtant tous athées autour de la table, il faut admettre que tout ce qui se passe avec le condor n’a pas forcément d’explication rationnelle. Mieux vaut prendre cette magie comme elle vient sans chercher à mettre des mots scientifiques dessus. Il y a quelque chose, c’est certain. Hernán nous a d’ailleurs proposé de demander une plume au condor pendant notre voyage. Lui aussi la demandera pour nous. Les sages des communautés disent que trouver une plume de condor signifie que quelque chose de bon et de grand se prépare.

Au fil de la journée, les kilomètres s’étirent et se ressemblent. Il nous faut rattraper un peu ce que nous n’avons pas fait hier, et la journée sera certainement un peu longue. Quelques gouttes d’huile que nous supposons venir du pot d’échappement nous font douter un peu de la mécanique, mais selon Marcel ce n’est pas très grave, ça doit être le turbo, qui même s’il rend l’âme ne nous laissera pas à pied.

Águila mora

Águila mora

Un adulte et des jeunes

Un adulte et des jeunes

Attentiooon !

Attentiooon !

Caranchos

Caranchos

Nous savons qu’il faut maintenant être très prudent avec le carburant et faire le plein à chaque station service. Les patelins ne sont pas nombreux, et certains n’ont pas de diesel, comme par exemple Bajo Caracoles où nous pensions nous ravitailler. Courage, ça va être comme ça jusqu’à El Calafate…