Le réveil est tardif à la Mata Negra. Il ne fait pas jour avant 9h, et comme personne n’est pressé ça ne sert à rien d’allumer la génératrice pour avoir de la lumière…

La Mata Negra

La Mata Negra

Amoureux de la nature, Marc et Inger ont toujours eu des animaux de compagnie insolites. Caranchos et renards viennent rôder autour de la maison en quête de restes, et trouvent toujours quelque chose à grignoter. S’ils ne sont pas apprivoisés, ils sont toutefois peu farouches avec ces deux personnes qu’ils connaissent. Par contre aucun moyen pour nous de franchir leur zone de sécurité.

Hé, l'est où le petit-déjeuner ?

Hé, l’est où le petit-déjeuner ?

Des restes d'hier

Des restes d’hier

Pis moi ?

Pis moi ?

Au début les seuls à venir étaient les oiseaux. Quand les renards se sont montrés, il a fallu faire un perchoir pour les caranchos qui ne pouvaient plus manger à cause des renards. Plusieurs générations connaissent maintenant l’adresse.

Un peu de tranquilité en hauteur

Un peu de tranquillité en hauteur

Il y a des nouveaux, ici...

Il y a des nouveaux, ici…

Contrôle de la zone avant de s'approcher

Contrôle de la zone avant de s’approcher

Carancho

Carancho

Un jeune, les pattes ne sont pas encore toute jaune

Un jeune, les pattes ne sont pas encore toutes jaunes

Après le petit-déjeuner des animaux et le notre, nous sommes allés voir les truites, donner à manger à celles qui restent et …  pêcher de quoi manger !

D'abord, retirer le filet anti-oiseaux

Les truites mangent des petites croquettes

Ensuite on y va au filet

Ensuite on y va au filet

Et hop !

Et hop !

Nous allons ensuite donner à manger aux truites qui sont à l’extérieur, puis nous irons voir le désastre réalisé par les castors dans la lagune qui alimentait l’élevage.

Un marché qui était pourtant plus que prospère

Un marché qui était pourtant plus que prospère

Inger et son fusil, au cas où un castor pointerait le bout de sa queue

Inger et son fusil, au cas où un castor pointerait le bout de sa queue

Devant l’ampleur de la catastrophe, on ne peut s’empêcher de ressentir une immense tristesse. Le travail d’une vie et d’une famille réduite à néant, sans parler de la catastrophe écologique qui se prépare, destruction des forêts natives, assèchement des cours d’eau, jusqu’au changement des vents qui ne seront plus freinés par les forêts… Le castor a déjà été repéré sur le continent, et selon les estimations d’ici une vingtaine d’années il aura détruit les forêts du Perito Moreno, Bariloche, en fait tout le nord de la Patagonie. A moins que les gouvernements n’acceptent de dépenser les 32 millions de dollars nécessaires à son éradication (ce qui personnellement, en regard de la catastrophe qui pourrait être évitée, me paraît être une somme raisonnable).

Au four avec un peu de beurre, miam...

Au four avec un peu de beurre, miam…

Comme nous avons pas mal traîné, entre discussions et partage de souvenirs, l’après-midi est déjà bien avancé à la fin du repas et il faut penser à rentrer à Ushuaïa.

Vue incroyable depuis le salon...

Vue incroyable depuis le salon…

Salut mon grand, on s'en va

Salut mon grand, on s’en va